Il suffit d'un regard...

Dans son œil, je vois la sagesse des années, la sérénité des expériences accumulées, l'impassibilité d'une grande dame au passé bien chargé.



Dans son œil fermé, je vois une envie de pleurer... Ah non pardon, ça c'est ses yeux fragiles et la conjonctivite... Bref, revenons à nos moutons, enfin à nos yeux donc.

Dans ses yeux, je vois une curiosité parfois réfrénée, un éclat malicieux, une intelligence à la profondeur complexe.

Dans son regard, je vois l'art de me déjouer, de me tenter, de me provoquer, je vois les rouages qui tournent et les engrenages d'une volonté farouche.



Dans ses œillades, je vois parfois les doutes, les questionnements, les interrogations, et l'envie de compréhension.  

Dans ses prunelles si sombres, je vois un abime sans fond, un univers insondable, des secrets bien gardés.

Dans ses pupilles, je vois un caractère bien trempé, l'expertise de la fainéantise, une tête de mule qui cogite.

Au fin fond de son iris, je vois apparaitre doucement la reconnaissance et la confiance, un lien en construction.



Il suffit d'un regard pour me plonger dans un autre monde, il suffit d'un regard pour me faire fondre.

Et porter ensemble nos regards vers l'horizon, vers demain et tous les demains qui suivront, vers ces mondes infinis qui s'ouvrent à nous, vers tous ces instants quotidiens où j'apprendrai à comprendre ses regards, à saisir ses nuances, à faire grandir ses expressions.

Il suffit d'un regard pour se souvenir de l'amour pour un cheval, il faudra mille regards pour qu'il nous l'offre en retour.

Et voici un aperçu de ce que je vois, un peu, dans ses yeux, pour ma participation à la Cavalcade des Blogs organisé ce mois-ci par Cheval et moi.

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Souvenirs de Mongolie - Impressions

Steppes infinies. Galops éternels. Chaleur de l’accueil. Découverte. Animaux de tous poils et de toutes plumes. Nomades, fils du vent. Peuple cavalier. Petits chevaux et grands moments. Bruns et ocres des montagnes. Verts et jaunes de l’herbe rase. Blanc apaisé du paysage enneigé. Vagues mouvantes des troupeaux. Chants partagés. Le sourire de Boldo. Reflets d’un lac gelé. Intimité d’une yourte. Hors du temps. Liberté.
… Mongolie. Bonheur.




Il est difficile de revenir de Mongolie comme on en est parti. Dans ce pays exceptionnel, la réalité a dépassé le rêve. Ce que je n’avais pu imaginer, je l’ai vécu. Car les images des grands espaces, des galops infinis, ne peuvent refléter ce qui fait l’âme de cette aventure : la chaleur humaine.


J’avais rêvé les steppes immenses, sans fin et sans limites. Je les ai trouvées, mais avec elles un paysage sans cesse renouvelé, chaque jour changé, les montagnes, la vallée parfois creusée par la rivière, grands espaces au-delà de l’imagination.



Un monde non pas désert, mais habité, peuplé, animé par ceux qui sont ici chez eux. Hommes et animaux y ont trouvé leur place, si bien qu’ils forment un tout uni. Les chevaux, petits comme attendus, étonnamment peureux, et rapides, solides, confiants, endurants. Bref, des enfants du pays qui nous offrent les galops sans fin et les longs trots cadencés.


Et les nomades, un peuple vivant, ouvert, vrai. Une vie en phase avec le monde, la nature qui les entoure et pourtant bien connecté à la modernité.


Déconnexion d’un monde de folie pour rencontrer la liberté, le calme, un lieu d’équilibre de soi, où le temps sait prendre son temps.


Une découverte unique, partagée ici par ces quelques mots, pour vous faire toucher du doigt cet univers magique, décalé, différent, attirant, qui vous prend un bout de votre cœur et vous offre en retour les souvenirs uniques de ces moments inoubliables.



Pour cela, Boldo, Ash, Bagii, Kishke, Mende et Chimid-Dorj, je vous dis : « Bayar-la ». Merci aussi à Yerrult, Taiwna, Dembe, et à tous ceux dont je n’ai pas le nom mais qui ont été là. Merci à ce couple qui nous a ouvert les portes de sa yourte, sa maison, ce soir où il faisait si froid, et qui nous ont offert une chaleur bien plus que matérielle pour une nuit de sommeil. Je n’oublie pas non plus mes compagnons de voyage, Marion, Fred, Jean-Paul, Alain et Jean-Pierre, qui ont apporté et partagé leur joie de vivre et le bonheur de cette aventure.




Bayar-la.



Et si toi aussi, tu rêves de Mongolie, le récit de mon voyage commence ici.  Tu peux aussi retrouver tous mes articles en lien avec la Mongolie par là. Alors, prêt à partir?



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Carnet d’observation d’une cavalière française en Irlande

Et si nous profitions de cette journée de fête nationale pour partir découvrir d'autres cultures équestres? Après Alexia, c'est aujourd'hui Marylou, alias la Crinière Blonde, qui nous emmène en immersion dans une ferme équestre en Irlande.




Entre mars et mai, j’ai eu la chance de pouvoir travailler comme guide équestre dans une ferme irlandaise perdue dans le County Clare. Plus qu’une simple guide, j’étais responsable de la cavalerie au quotidien : les nourrir matin et soir, faire leur box, faire les lots pour que tous sortent dehors, les entraîner, soigner leurs bobos, les préparer, les surveiller et conseiller les clients pendant les randos… Je dormais littéralement collée aux box (dans un appartement mitoyen, je vous rassure) ! Un poste privilégié pour noter pleins de petites observations sur le traitement des chevaux à l’irlandaise et vous rapporter les anecdotes de la proprio de lieux.


Le bien-être du cheval, support de toutes les décisions des cavaliers irlandais.


Tout le monde en Irlande semble posséder un cheval. Mais si posséder un équidé est banal, ce n'est pas pour autant que leur bien-être est pris à la légère, bien au contraire ! La volonté de prendre soin au mieux de leurs chevaux donne aux Irlandais quelques libertés… comme demander leur poids à ces dames. Oui Monsieur, là-bas parler du poids des cavaliers n’est absolument pas tabou ! C’est presque même la première chose qu’on vous demande dans la ferme où j’étais : « combien pesez-vous et mesurez-vous ? ». Tout cela pour vérifier qu’ils possèdent un équidé adapté à chaque morphologie et si ce n’est pas le cas, un client peut être poliment mais fermement refusé. De même, il est arrivé que des cours soient proposés à une cliente plutôt qu’une randonnée car son surpoids et son manque de tonicité auraient mis le dos du cheval à trop rude épreuve pour ce trail déjà très physique. Quand j’ai expliqué à la propriétaire qu’il était très mal vu de faire de même en France, elle est restée perplexe : pour elle, si une personne ne comprend pas que son poids pourrait mettre en péril la santé de son équidé, c’est que ce n’est pas un vrai cavalier/une personne qui aime les chevaux. Cette réaction est égoïste puisqu’il est question de la santé de nos équidés. 


Trouver un équilibre dans l'adéquation cheval/cavalier, pas si simple !
Dans la même logique, garder un cheval entier mais en le faisant uniquement vivre en box et pratiquement sans contacts avec ses congénères (comme c’est souvent le cas en France) est une véritable hérésie en Irlande. Pour eux, c’est un mode de vie très cruel que les vrais passionnés ne devraient pas cautionnés (décidément, j’aime la pensée irlandaise !). Leurs étalons à eux font la monte, vivent au pré dans un troupeau d’hongres, peuvent être montés en groupe sans problème et même être laissés au box entre deux randos avec des juments autour. S’ils ne peuvent pas assurer ces conditions de vie, tanpis, ils préfèrent castrer afin de garantir le bien-être de leurs chevaux. Mais d’après leur expérience, quand un entier est gardé dans un pré suffisamment grand (ce qui ne manque pas en Irlande et facilite la vie, on est d’accord), il n’est pas agressif envers les autres et n’essaye pas de s’échapper, il est alors très facile à vivre.

On parle étalon, ça fait penser à ce qui survient quand on en fréquente trop un : le poulinage. Là encore, les irish people ont opté pour la manière qui leur semble la plus simple pour la jument : laissée au pré avec un « ami ». Ce cheval qu’elle connait et apprécie est une présence rassurante pour elle et lui permet de mettre bas en toute quiétude, sans être importunée comme elle le serait dans un véritable troupeau et sans le stress d’être coincée au box.

A lire comme ça, on pourrait croire que les chevaux irlandais vivent surprotégés par leurs propriétaires et pourtant, il n’en est rien ! C’est même le contraire et ils vivent « à la dure » ou plutôt en autonomie : dehors par tous les temps, sans couverture, les pieds non parés de tout l’hiver, peu de nourriture, en cas de blessure on désinfecte rapidement et on y retourne, une boiterie on soigne mais on n’immobilise pas (c’est interdit même, le cheval DOIT TOUJOURS marcher), peu de visites en dehors de la saison de rando… Enfaite, dans cette ferme irlandaise, on revient aux basiques : le cheval vit en groupe en extérieur et se débrouille à peu près seul. Résultat ? Je n’ai jamais vu des chevaux aussi bien dans leurs sabots et leur corps ! Même moi qui plébiscite le pied nu et le naturel, je trouvais parfois le traitement rude. Et pourtant, je n’ai jamais vu des chevaux passer autant de temps à jouer, être aussi expressifs, vifs, dormir profondément de tout leur long dès qu’ils en ont l’occasion, être aussi curieux et confiants envers l’homme, pouvoir assurer une semaine de rando avec seulement 2 trottings d'échauffement dans les jambes… De quoi remettre en question nos habitudes de "cavaliers urbains" !

Des chevaux de randonnée irlandais très stressés par leur rythme de vie.


Revenir à la simplicité : un principe équestre irlandais.


Si les irlandais ont décidé de faire revenir leurs chevaux à des modes de vie basiques, ils se prennent également beaucoup moins la tête au quotidien. Ainsi faire et curer les box va beaucoup plus vite chez eux : pas de paille de partout qui se sali vite, ici, seule la moitié du box (en largeur, donc le fond en gros) est recouverte de sciure, l’autre moitié étant laissée à nue avec une grosse poubelle dans un coin contenant la nourriture. Pourquoi cette disposition ? Pour éviter le gâchis de litière mais surtout pour que les chevaux ne mélangent pas leur nourriture à leurs excréments et à la sciure ! Ainsi, même s’ils la font tomber, ils peuvent continuer à manger tranquillement. Les soucis de manque de confort pour se coucher ou de risques de glissades ne se posent pas trop puisque, selon les principes irlandais, les chevaux passent peu de temps au box (au maximum la nuit OU une demi-journée).

Autre sujet sur lequel ils se prennent moins la tête : le choix des sols pour les chevaux pieds nus. Si aucun cheval n’avait le droit de partir en rando ou trotting sans fers, en revanche, tous étaient travaillés dans la carrière et mis dans des prés très rocheux sans qu’on se pose la moindre question sur l’état de leurs pieds. Ferrés ou non, parés ou non, tous vivaient sur ces terrains difficiles… Sans aucune difficulté… La solution pour les pieds serait-elle tout simplement de ne pas se poser trop de questions ? 

Un pré typiquement irlandais : plein de relief, de la boue profonde et de la roche partout.


Enfin, sur ce chapitre du « retour aux choses simples », ce qui m’a le plus frappé dans ma ferme irlandaise a été l’éducation de leurs chevaux. Ça peut paraître tout bête mais j’ai redécouvert soudainement qu’un cheval n’est pas dressé et n’évolue pas de la même façon suivant la discipline à laquelle on le destine, et c’est très bien comme ça ! Si au départ j’ai été un peu excédée de me retrouver avec des chevaux qui ne connaissent ni rêne d’incurvation, ni jambe intérieur, ni le respect des distances à pied (mes doigts de pied s’en souviennent encore), je me suis vite émerveillée devant leurs autres compétences que nos chevaux d’équitation classiques ne possèdent parfois pas : une grande endurance (même pour les irish cob obèses !), une vraie intelligence en extérieur (capables d’analyser le terrain pour adapter leur allure, choisir les meilleurs passages, tourner immédiatement le dos à la grêle pour se protéger…), retenir les chemins de balades, subir toutes les manipulations possibles sans broncher, être rendus attentifs et même avoir intégrés des signaux très subtils pour les chevaux de tête (cavalier qui lève le bras = je ralentis, j’entends un autre cheval boire = je m’arrête pour attendre le groupe…).

Des chevaux purs produits nationaux.


Bon, je vous vante les mérites de ces chevaux de rando, je ne peux pas finir cet article sur l’Irlande sans vous parler de leurs races, toutes locales et pourtant très diverses afin de satisfaire tous les types de cavaliers :
  • L’Irish Cob (aussi appelé Tinker ou Gypsy Cob selon le pays dans lequel on se trouve) : contrairement aux idées reçues, il peut être taille poney ou cheval et la robe noire avec balzane et liste est aussi prisée que la très répandue pie noire. Cette dernière était sa robe d’origine et il était dit qu’un véritable irish cob se reconnaissait à son « bonnet » : ses oreilles étaient toujours sombres, même si le reste de son corps était presque intégralement blanc ! Depuis, les robes autorisées pour cette race se sont diversifiées. Très confortable avec ses allures rasantes et lentes, très placide, c’est un super cheval de rando, idéal pour les débutants grâce à sa fiabilité et sa gentillesse. 

Guiness, pur irish cob typé « gros poney ».


Coleen, irish cob taille cheval plus « classique ».

  • L’Irish draft (ou draught) : un cheval de grande taille et robuste, de carrure entre le selle français bien charpenté et le demi-trait léger. En vérité, il est catégorisé comme cheval de trait même si son physique lui permet de rester très polyvalent: en effet, il a été créé afin de faire aussi bien les labours que la chasse à courre. Malgré son physique impressionnant, c'est donc un cheval assez calme et sportif. 

Aran, la force tranquille (et vu la carrure c’est tant mieux !).


  • Le plus que célèbre et très aimé Connemara : taille poney ou petit cheval, toujours gris, très vif et agile avec ses petits pieds typiques, il a la capacité innée de gérer les terrains boueux en faisant pleins de petits pas très rapides pour ne pas s’enfoncer (anecdote véridique expliquée par la proprio de la ferme et illustrée par ma jument plus tard). C’est un peu la star irlandaise et je dois avouer qu’il a tout pour plaire : physique sportif, polyvalent, intelligent… C’est d’ailleurs pour ça que les irlandais aiment bien l’utiliser dans des croisements !

Cloddagh, la fameuse jument cliché du connemara.

  • L’Irish Hunter : moins connu en France, c’est justement un croisement utilisant le connemara comme base (croisé avec l’Irish draft ou autre race, si je me souviens bien), ce qui donne un connemara coloré, plus grand et plus charpenté, plus calme mais toujours avec beaucoup de sang, bref, le parfait cheval de loisir et compétition qui a déjà fait ses preuves à l’obstacle !

Saoirse (prononcé « sœur-chat », oui oui)…
… et Chrumchin (« krum-kine »), deux juments irish hunter pleines de vitalité !

Le dernier mot Jean-Pierre…


Dans cet article, j’ai décrit les pratiques observées dans un lieu donné (une ferme équestre pratiquant la randonnée professionnelle) et confirmées par quelques observations à droite à gauche dans les fermes alentours. Mais bien sûr, cela n’a pas valeur de règle générale sur la manière de faire irlandaise. Je suis sûre qu’il y autant de pratiques qu’ils ont de moutons !

Néanmoins, je pense qu’il y a des idées à prendre dans ces façons de faire étrangères observées dans cette ferme, et plus généralement des leçons à tirer, comme par exemple le fait que là-bas les races lourdes ne sont pas du tout mises de côté mais plutôt valorisées (pour leur endurance, leur confort, leur gentillesse). J’espère que ça vous donnera envie de découvrir l’Irlande, terre de cheval, ou même de pousser plus loin pour aller voir comment font nos autres voisins.



Voilà, moi qui avait déjà envie d'aller en Irlande, j'en ai encore plus envie! Et si tu as aimé la plume de Marylou, retrouve la sur son blog.
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Disciplines: arrêtez de vouloir nous mettre dans une case!

L'internet équestre, c'est un truc génial. Un monde pour partager entre passionnés. Mais il y a quand même quelque chose que je déteste. Dès qu'il s'agit de se présenter, on nous pose la question fatidique: quel est votre discipline?

Euh, touche-à-tout? Ah ben non, c'est pas possible dans les choix proposés. Et ça, ça m'énerve!

Je viens de craquer et de me faire plaisir, jeune propriétaire et liseuse assidue de blogs équestres que je suis, j'ai commandé la prochaine Ekibox (Merci de ne pas spoiler avant que j'ai pu rentrer en France pour la récupérer #LEspoirFaitVivre). Forcément, quelques questions sont posées pour nous connaître un peu mieux, moi et la bête. Et évidemment, on me demande ma discipline. Pas une case à remplir comme je veux, non, plutôt un choix multiple. Tu sens monter l'énervement, là?

Bon, je prends sur moi, je fais faire un effort. L'influence bloguesque est là, j'aurais tendance à me caser par défaut dans la catégorie "Randonnée". Alors voyons les choix: "attelage", non, "pony games", non, "trec", pas vraiment, ... Euh, il est où le "randonnée" là? Ben non, y'a pas... OK, voyons mes options. "Promenade": le nom qui fait un peu discipline de feignasse, par défaut. "Trec": ben non, je fais pas de compétition, même si c'est une discipline qui m'attire! "Autres": la catégorie pour les désespérés qui veulent vraiment pas rentrer dans les cases. Tiens, et si je choisissais "Complet"? Ça correspond bien à ce que je veux faire, tiens, une équitation "complète", avec de l'extérieur, du dressage, du travail à pied, des heures à regarder Poney savourer sa retraite et son herbe, et des petites barres de temps en temps. Bref, finalement, j'ai choisi Promenade... 

La liste de disciplines en question...

Mais rassurez-vous, il n'y a pas qu'Ekibox qui fait preuve de cette volonté de nous caser dans une discipline. Vous connaissez sûrement Horsealot, le réseau social des cavaliers? Le site vient de se refaire une beauté, c'est bien sympa! Mais lui aussi veut me caser dans une discipline! Et pas de randonnée, ni de promenade ici :-( Résultat, je suis en catégorie "Loisirs", ce qui me convient finalement pas mal, même si c'est moins joli que "touche-à-tout" ou "randonneuse éclectique".
 
On se retrouve sur Horsealot?

Mais Horsealot a trouvé la parade! On peut lui indiquer des disciplines secondaires. Donc si on aime un peu tout faire, on peut l'indiquer là! (Auraient-ils déjà eu affaire à des gens comme moi qui n'aiment pas les cases?)

Bref, j'aime pas cette histoire de disciplines. Quand on propose une liste, on va forcément en oublier, et je trouve ça dommage. J'aurais bien aimé voir "Randonnée", "Amazone" (même si c'est plus un style de monte qu'une discipline) et même "équi-piéton" dans les possibilités. Ou tout simplement avoir la possibilité de choisir moi-même la description de ma "discipline". (Dis, Horsealot, tu veux pas me créer une catégorie spéciale "Randonneuse éclectique"?)

Parce que non, vraiment, je ne peux pas réduire ma passion à un seul mot, une seule description, une seule discipline. Alors arrêtez de vouloir mettre les cavaliers dans des cases, et laissez-les exprimer toute la diversité de notre magnifique sport! Parce que l'équitation, pour moi, c'est toute cette belle diversité.

Bon, malgré tout, j'ai quand même commandé ma box, et je l'attends avec impatience! Et toi, qu'est-ce qui t'irrite dans le web équestre? 
 
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A mon centre équestre

Si l'on ignore l'avenir,
Il restera toujours les souvenirs.


Ce n'est pas juste un endroit,
C'était aussi un peu de moi,
Un lieu où venir
pour espérer et rire
Un peu de lui, un peu d'elle
Ceux qui y ont déplié leurs ailes.


Un abri pour rassurer,
Un club pour progresser.
Un lieu d'apprentissage,
Pour nous rendre un peu plus sages.


Plus que des leçons d'équitation,
Au-delà d'une passion,
Un art pour grandir
Et s'épanouir.


Le défilé des cavaliers,
Les connaissances distillées,
Chacun y a gagné
Et rien ne sera oublié.


Il y flotte dans l'air,
Éternels éphémères,
Des cris, des pleurs et des rires,
des murmures et des soupirs.


De ce lieu l'âme primordiale
Nait de l'être nommé cheval
Et de ses enseignants
qui l'égayent à plein temps.

Dans le cœur de ses cavaliers,
La mémoire en est gravée.

Hier comme demain,
Avançons sereins,
Car ces souvenirs sont les briques pour construire
Des centaines d'avenirs.

 
 HdE 2000-2016

Alors voilà, mon centre équestre, mon tout premier club, celui de mon adolescence, celui où j'ai découvert l'équitation, celui où ma passion a grandi, cette écurie qui m'a de nouveau accueillie à l'âge adulte, mon club quoi, le HdE a fermé ses portes. Ceux qui l'ont construit, ceux qui l'ont rêvé, ceux qui l'ont porté ont cédé au contexte local et économique qui les a tant malmenés et partent vers de nouveaux horizons. Je leur souhaite le meilleur.

Et pourtant, dans la tristesse de ce moment, mon club et ses moniteurs m'ont offert le plus beau des cadeaux, une chance que je ne pouvais pas refuser, mon grand bonheur, ma jument. Voilà pourquoi une jeune vieille de 19 ans en pleine forme est désormais à mes côtés, un peu plus tôt que prévu, pour une retraite anticipée.

Pour ma Jasmine, et pour toutes ses années à leurs côtés, je n'ai qu'un mot à dire à mes enseignants : Merci.
 

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