Leur laisser leur liberté...

Leur laisser leur liberté... de choisir leur emploi du temps. De manger quand ils ont faim, de dormir quand ils sont fatigués, de bouger quand ils en ont envie, de jouer comme des fous ou de se trainer comme des mamies.

Leur laisser leur liberté... de s'abriter quand le soleil brille et de brouter sous la pluie, et puis de faire l'inverse. De préférer l'abri en bois à l'abri bâché. De prendre la petite porte plutôt que la grande. De choisir leurs chemins préférés.

Leur laisser leur liberté... de préférer le foin à l'herbe, pour un temps ou tout le temps. De choisir une herbe plutôt qu'une autre, de préférer un brin à son voisin. De goûter toutes sortes d'aliments, et de les aimer, ou de les refuser.

Leur laisser leur liberté... de nous ignorer. De nous snober. Ou de nous réclamer encore un peu d'attention.


Leur laisser leur liberté... de venir nous coller


Leur laisser leur liberté... de choisir leur amis. Ceux qui montent la garde pour les laisser dormir, ceux avec qui partager le trou bien pratique du filet à foin, ceux pour gratouiller cette démangeaison mal placée.

Leur laisser leur liberté... de choisir leurs inimitiés. De couiner ou de grincer des dents, de s'éloigner de l'autre grincheux, de dire "Lui, je l'aime pas".

Leur laisser leur liberté... de s'exprimer. De dire non, pas envie, pas maintenant, ça jamais. Et de dire oui, de nous suivre dans nos folies et nos envies. D'accepter de nous emmener au plus haut niveau en compétition, ou de galoper dans les allées. De choisir leur allures, de temps en temps.


Leur laisser leur liberté... de nous accompagner dans des endroits inattendus

Leur laisser leur liberté... de proposer. D'essayer, de tester, de chercher, d'explorer.

Leur laisser leur liberté... d'être entiers. Un peu brutes, un peu coquins, mais tellement riches et complexes.

Leur laisser leur liberté... d'être des individus à part entière. Avec leur caractère, leurs manies, leurs peurs et leurs folies. D'être eux-même, totalement.

Leur laisser leur liberté... un peu, de temps en temps, et de plus en plus souvent.

Leur laisser leur liberté... dans le respect. Poser un cadre, des limites, leur offrir des possibilités, et les laisser s'y épanouir.

Leur laisser leur liberté... tout simplement.

Leur laisser leur liberté. C'est l'idée qui guide profondément mes choix avec mes chevaux. Leur laisser la possibilité d'être eux-même, de s'exprimer, de vivre leur vie en faisant leurs propres choix. De ne pas dépendre de l'homme à chaque instant, mais les laisser se prendre en charge, tout en fixant un cadre clair à ne pas dépasser. Être pour eux une guide plutôt qu'une dictatrice, une compagne plutôt qu'un tyran, une gardienne plutôt qu'une propriétaire, une amie plutôt qu'une cheffe.

Une idée qu'il m'est parfois bien difficile de concilier avec les contraintes de nos vies humaines, qui se heurte en ce moment à de nombreux obstacles, mais qui continue pourtant à briller en moi.

Leur laisser leur liberté. C'est ce que je souhaite à chaque cheval, à chacun de nos compagnons de vie équins, car il n'en deviennent que plus riches, et nous avec eux.

 Rendez-vous sur Hellocoton !
Lire la suite...

{Équitation} S'arrêter pour mieux recommencer

"Arrêter l'équitation? Moi jamais!!!" On a toutes dis cela un jour ou l'autre, moi la première. Et puis parce qu'il ne faut jamais dire jamais, j'ai arrêté de monter à cheval. Deux fois depuis que je suis cavalière. Et même pas par obligation en plus.

Aujourd'hui, pour le retour de la Cavalcade des blogs, sur une idée d'Audrey, je vous propose de vous parler des bienfaits de ces pauses dans mon équitation. Parce que oui, elles n'ont pas été que négatives!


Je suis une cavalière un peu tardive, je n'ai pas commencé sur les shets à 6 ans, mais vers 13 ans sur nos célèbres doubles poneys. Et je suis devenue accro tellement vite que 3 ans plus tard je passais mon galop 6 et que j'avais une demi-pension sur une ponette de club (une certaine Jasmine...). Et puis...

Ben j'ai eu 18 ans, l'âge des études, la prépa, la fatigue, les week-end d'un jour et demi, les révisions,... Même si j'avais la possibilité de venir monter Jas le dimanche matin, j'ai préféré garder ma grasse matinée et j'ai arrêté complètement l'équitation pendant ces deux années. 

Bon alors pour mes compétences équestres et mon moral, soyons honnêtes, c'était pas franchement un bénéfice... Mais on a dit qu'on parlait du positif! Si ces deux années d'arrêt m'ont apporté une chose, c'est celle que j'ai comprise en remettant mes fesses à cheval en arrivant à Lyon. Qui pourrait se résumer par un "Plus jamais ça!". 

En effet, arrêter l'équitation m'a permis de comprendre que j'aime profondément ce sport, et surtout les chevaux. De comprendre que la relation avec les chevaux fait partie intégrante de mon équilibre.

Bon, parce que je devais encore avoir des doutes, j'ai quand même tenté à nouveau une pause, et j'ai arrêté un an en arrivant à Paris (celles et ceux qui ont un jour essayé de monter à cheval à Paris avec un salaire de doctorant me comprendront). Résultat des courses, cette fois j'ai compris que j'étais prête à accepter pas mal de contraintes pour pouvoir monter à cheval, puisque que j'ai recommencé à monter dans mon ancien club près de chez mes parents à 2 heures de Paris, tous les 15 jours.

Mais cette fois j'étais convaincue, parce qu'une des premières choses que j'ai faites en arrivant en Suisse, ça a été de me trouver un club, et tant pis s'il faut tenter de comprendre le Suisse-allemand pour ça. J'ai même tellement bien compris ça que quand ma jument est entrée dans ma vie, il n'était rien d'autre d'envisageable que de la faire venir me rejoindre, même si je devais repartir un an après, même s'il fallait lui faire faire 600 km, même s'il fallait réussir à franchir les frontières de l'UE.

Il y a eu aussi d'autres bénéfices à ces pauses: elles m'ont permis de savoir ce que j'aimais vraiment, sans être influencée par les contraintes et les orientations du lieu où j'ai choisi de monter à cheval. J'ai découvert les voyages à cheval, bien loin du club et du classique CSO. J'ai confirmé que j'aime profondément les poneys, ces petits chevaux au caractère de cochon et à la franchise rassurante. Grâce à ces pauses, je sais un peu plus qui je suis et ce que je veux en équitation.

Récemment j'ai testé un autre genre de pause équestre: une pause "bloguesque". Plus de quatre mois sans écrire. Un temps bien utile pour me ressourcer. Prendre mes distances, ne pas me forcer, pour pouvoir revenir sereine, quand l'envie d'écrire est revenue d'elle même. J'ai eu des moments de doute, et même hésité à renouveler le nom de domaine. Et puis du jour au lendemain, mon clavier a recommencer à me démanger, et je suis heureuse d'être à nouveau ici, avec un plaisir de partager retrouvé.

C'est donc pour moi un grand bienfait des pauses, en équitation notamment, mais cela peut s'appliquer à tout. Elles permettent de prendre du recul, de comprendre ce qui est important pour nous et ce qui ne l'est pas.

S’arrêter, c'est pouvoir recommencer. Autrement peut-être, un peu plus proche de soi, un peu plus clair dans ses attentes. Et profondément heureuse de s'y remettre, avec une envie renouvelée.

N'ayez plus peur de faire des pauses, elles seront peut-être difficiles, mais la joie de retrouver cette passion qui nous est si chère est incomparable.



Rendez-vous sur Hellocoton !
Lire la suite...

Comment me mettre à cheval en préservant ma monture?

Savez-vous monter à cheval? Vous savez, cette étape cruciale du montoir où vous passez de piéton à cavalier?

Sinon, la FFE vous apprend à le faire. À toi et à des enfants de 10 ans.



Je dois vous avouer que ce tweet, et le lien associé, ne m'ont pas convaincue du tout. Même si ça part d'un bon sentiment, j'ai l'impression que tout est fait à l'envers. Et c'est pourtant très représentatif de ce qu'on apprend aujourd'hui dans nos clubs.

D'abord, reprenons la photo partagée par la FFE:


Source : compte Twitter @FFEquitation

Je voudrais souligner trois points que je remarque sur cette photo:

  • D'abord, la main droite est posée sur le pommeau. J'ai personnellement toujours utilisé ma main droite sur le troussequin (si je monte à gauche évidemment) pour pouvoir m'aider à me mettre à cheval. Sur le pommeau, je ne vois pas comment éviter de se retrouver avec un bras coincé sous le ventre à un moment donné. Vous faites comment vous?

  • Ensuite, l'absence de montoir. S'il n'est pas obligatoire, il est un effort très simple qui apporte un grand confort à long terme à nos chevaux. Les différentes vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux qui comparent avec et sans montoir montrent à quel point les muscles du dos sont sollicités et comme ce moment peut être douloureux pour le cheval. Alors pourquoi, chère FFE, avec l'influence que tu peux avoir sur les jeunes cavaliers, ne prends-tu pas le temps de montrer l'exemple? Un simple "Pense à utiliser à montoir, ça permet à ton poney de ne pas avoir mal au dos" aurait suffi. (Cherchez pas, même dans le texte en lien c'est pas marqué, y'a seulement "si tu utilises un montoir".)

  • Enfin, et surtout, le cheval en photo montre des signes d'inconfort évidents. Lèvres retroussées, oreilles légèrement en arrière, queue qui fouaille. Le tout associé bien sûr à des rênes tenues très courtes pour empêcher toute fuite. Est-ce vraiment là le bon exemple que nous voulons donner à des jeunes?

Chère FFE, je suis franchement déçue. J'attends de toi que tu montres l'exemple, pas que tu continues à transmettre nos vieilles mauvaises habitudes sans réfléchir. Tu es si souvent le premier contact qu'ont nos jeunes cavaliers avec le monde équestre, que c'est à toi de leur apprendre à respecter les chevaux et leur intégrité, dès le début et même dans les plus petits détails. 


Et sinon, on fait comment pour se mettre correctement à cheval?

  • Le montoir, déjà, est à utiliser autant que possible. Vous pourrez ainsi vous amusez à apprendre à votre cheval à venir se garer devant vous pour monter plus facilement. Et préserver son dos et donc son potentiel sportif (et votre portefeuille en évitant les séances d'ostéo! #Astuce).

  • Autre point important: l'immobilité sans contraintes. L'immobilité ne doit pas être imposée au cheval, elle doit lui être apprise. S'il fuit, il faut s'interroger si c'est juste parce que c'est la solution la plus simple pour lui, une habitude, ou s'il tente d'échapper ainsi à une douleur.

  • Et donc on monte en douceur, avec un cheval arrêté calmement, rênes longues. Et on prend le temps de lui apprendre que rester immobile au montoir, c'est la meilleure solution pour tous les deux.

  • Si possible, mettre le pied dans le deuxième étrier avant de s'assoir en douceur bien à sa place sur la selle (sisi, on vous a vus, les feignants qui se posent comme des gros patapoufs #JeLaiFaitAussi)


Bref, pour préserver le moral et le physique du cheval, on pratique un montoir qui minimise les contraintes qui lui sont imposées, et on apprend aux futurs petits cavaliers à monter efficacement.


Et vous, quelles sont vos astuces pour un montoir serein et efficace?


Et si vous voulez un peu de lecture argumentée sur le sujet, voici un article de Véronique de Saint Vaulry : http://saint-vaulry.pagesperso-orange.fr/pages/articles21.htm  Oui FFE, tu peux le lire aussi, c'est très intéressant ;-)



Rendez-vous sur Hellocoton !
Lire la suite...

Et un jour, un poulain a croisé ma vie...

7 avril 2015. Je reçois un SMS attendu depuis quelques jours: le poulain de mon amie est enfin né. Joie!

Oui mais: il est incapable de téter. Cette journée a été longue, très longue. L'inquiétude, l'épreuve, l'espoir, l'attente, je vous les avais déjà racontés. Le soir, je peux enfin le rencontrer. Il était haut comme trois pommes, ce petit bonhomme dégingandé.

First, 1 mois

Il est dit souvent que le cœur a ses raisons que la raison ignore. Mon cœur lui fut dérobé un soir d’avril, par une nouvelle vie aux débuts difficiles. Il n’est depuis que déraison quand on en vient à parler de ce drôle de bébé. Quand mon cœur était plein d’interrogations, une petite Pie S’Tache lui a donné une détermination. Un petit être dans le besoin, dont il a fallu prendre soin.

C'était le début d'une sacrée aventure, qui nous aura appris, à nous ses nounous et à sa maman Cheveux Rouges, à ne surtout pas baisser les bras.

A ses deux mois, nous ouvrions le champagne, parce que ce drôle d'énergumène avait enfin appris à téter tout seul, avec sa technique bien à lui. A ses trois mois, il n'avait plus besoin de nous pour se rassasier.

Entre temps, j'ai découvert son exubérance, son insouciance, sa confiance. La joie de vivre d'un petit être heureux, ses tentatives de nous prendre pour des poneys (Aïe!), ses siestes au soleil. La main qu'il faut monter de plus en plus haut pour lui caresser les fesses ou le dos, et les gratouilles qu'il réclame comme maman. Son physique de rêve qui se révèle tout doucement, et les poils qui poussent et poussent, du haut de la tête au bout des pieds.

Octobre 2015 : Je pars vers la Suisse. Maman Cheveux Rouges lui apprend la vie et lui fait découvrir le monde, tout en douceur et en confiance. Je m'émerveille de le voir téter encore à chaque fois que je viens les saluer.

Il a grandi en sécurité, avec tant d’amour à ses côtés. Là où je le savais bien, toujours entouré, trop chouchouté, et dans la vie guidé avec sureté. Si seulement nos souhaits étaient exaucés, c’est ici qu’il serait resté. Mais parfois la vie nous renvoie nos espoirs avec des difficultés, et le prix à payer est bien élevé. 

Été 2016 : Parfois la vie nous joue de drôles de tours. Ma jument vient de revenir dans ma vie. Mais Bebé poulain et sa maman doivent quitter celle de Maman Cheveux Rouges. Elle choisit de les confier aux nounous.

Si ma raison doute, mon cœur sait. Il semblerait que l’arrivée dans ma vie de compagnons à quatre pieds se teinte déjà trop souvent de tristesse. Jamais je ne pourrais l’abandonner, lui l’improbable étincelle, mon amour inattendu.

Soudain, en quelques mois, il y avait deux chevaux dans ma vie. Comment dès lors leur offrir le meilleur avenir? Alors Bébé restera pour l'instant dans un coin de France, avec un copain poney, près de sa deuxième nounou qui veille, à quelques kilomètres de sa maman. Il faut dire qu'à seize mois, il était temps de le sevrer. A chacun de mes retours, je le vois grandir et je l'admire.

Un Bébé avec des grandes oreilles qui ne rentrent pas dans le cadre
J'ai rêvé qu’il reste bien longtemps aux côtés de celle qui l’a tellement rêvé, de celle qui ne cessera jamais de l’aimer. Je rêve d’être à la hauteur de celle qui lui a donné des valeurs, des règles et de la douceur. J’espère tant et plus pouvoir l’assumer, pouvoir lui donner autant qu’à ma vieille préférée, ces deux êtres à poils et à sabots qui ont un jour ravi la raison de mon cœur.

7 avril 2017 : notre Bébé vient d'avoir 2 ans. Il a bien grandi. Il devient ado. Sa gentillesse et son mental en or sont toujours là.
Et j'espère passer de nombreuses années à ses côtés. 

First de l'Espoir, Gypsy Cob, 23 mois

Si mes yeux se troublent, le cœur gros pour une maman aux cheveux rouges qui l’a toujours tant aimé, les larmes ne peuvent brouiller la vérité. Nous ne choisissons pas nos compagnons, ce sont eux qui nous choisissent.


Rendez-vous sur Hellocoton !
Lire la suite...

Habitudes de cavaliers et manies de chevaux - conclusion de la Cavalcade des Blogs

Il y a un mois, je vous proposais de nous faire découvrir vos habitudes et petites manies, les vôtres et celles de vos chevaux.

Vos participations nous prouvent qu'en effet, nous en avons beaucoup, et qu'elles sont souvent très drôles. Florilège de petites manies à découvrir:

   
 
  • Moi même, j'aurais voulu vous raconter comme ma jument et moi, on a des manies super trop top qui nous rendent exceptionnelles. Et puis ben en fait, y'a ça...
 
Merci à toutes pour vos participations!


Et toi, quelles sont tes habitudes et petites manies de cavalier?
 
 Rendez-vous sur Hellocoton !
Lire la suite...