La liste de mes envies ... à cheval

Une nouvelle année qui arrive. Des idées qui foisonnent. Des questions plus ou moins Cavali'Erre(s). Tant de choses me donnent envie de les réaliser quand j'y pense. Alors voici une petite liste de mes tentations cavalières, pour ne pas les oublier et qui sait un jour m'encourager à les réaliser.



- Partir en balade à cheval dans la nuit

- Découvrir un peu plus les chevaux islandais et leurs allures si particulières

- Galoper à nouveau à cru sur la plage

- Préparer et faire un TREC

- Tester le Hunter

- Galoper dans la neige

Voilà les petits riens, les petits bonheurs que j'ai envie de découvrir un jour.
Et vous, des envies cavalières?

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Un conte pour Noël

Noël approche. Alors, pour vous faire patienter en cette dernière journée d'impatience, je vous propose de découvrir l'histoire de Rêveur,  le petit poney qui voulait croire au Père Noël:

"Rêveur était un petit poney comme les autres. Enfin presque. C’est que, voyez-vous, Rêveur était né dans la nuit de Noël. Et la première chose que vit le petit poulain en ouvrant les yeux cette nuit-là, ce fut un vieux monsieur à la longue barbe blanche dans un grand manteau rouge..." La suite, c'est par ici!

Vous découvrirez ce conte que j'ai écrit pour vous sur le Calendrier de l'Avent équestre 2014. Profitez-en pour lire les articles écrits par 17 blogueuses équestres qui ont participé à l'aventure, leurs articles resteront en ligne pour préserver la magie de Noël!

Vous y trouverez aussi mes 2 autres contributions à ce calendrier: un quizz pour savoir quel cavalier vous êtes, et un tutoriel pour transformer pas à pas votre cheval en renne du Père Noël!

Je vous souhaite à tous de belles fêtes, et on se retrouve en 2015!




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Impressions - Tour Eiffel

Impressions: quelques mots jetés, souvenirs en désordre, images en vrac, d'une soirée d'hiver sur la Tour Eiffel.


Tour Eiffel. Deux mots bien trop simples pour décrire cette grande dame. Structure arachnéenne tissée de métal. Légèreté, finesse et élégance. Ivresse de la montée, vertige insensé. Et le temps, suspendu un instant, soulevé au-dessus de la folie de Paris. La nuit, cette amie seule capable de me réconcilier avec Paris. Quand dans un manteau nocturne brillent les monuments, sublimant la beauté, cachant les inavouables secrets. Le calme quand les sons de la ville nous parviennent assourdis, la surplomber nous éloigne d'elle pour mieux l'admirer. Les silhouettes qui se découpent, ces lieux si reconnaissables comme démarqués.




Sens dessus dessous

À nos pieds la Seine scintille, si près, si loin, jardin de reflets. Chemins mouvants, véhicules de lumière, vitesse au ralenti, animation et vie. Lignes droites, diagonales rompues, lointaines montagnes de bétons à l'éclat serpentin.





Paris vue du ciel, changement d'échelle. Vent et froid aussi perçants que la vue, regard jamais assouvi, esprit jamais lassé, objectif difficile à satisfaire. Faire le Tour, encore et encore. Voir les Champs, de Mars ou de l'Élysée, s'accrocher aux façades éclairées, cathédrale ou Tour.




Descendre, plus bas, rejoindre les bruits de la ville, s'en rapprocher sans toutefois les rattraper. Ici la Tour Eiffel se révèle. Plonger dans ses entrailles, transparence de finesse, absurde équilibre, monstre dévorant, cœur accueillant. Jour de calme, solitude presque, chemin couvert de métal en un salut qui s'incline, avoir pour soi une des merveilles du monde. Le regard qui s’abîme dans une nuit étincelante, vivante, prendre le pouls radouci de Paris, et se tenir en son cœur. Privilège simple, le partager d'un sourire, le froid, le vent et le moment grisants.

Gueule de fer

Mais où sont donc passés les touristes?
En tous cas, moi, j'en profite!
Jeux de lumières nocturnes observés d'au-dessus des toits, oeuvre d'art éphémère et quotidienne partagée par l'oeuvre d'art durable.

Redescendre, est-ce toucher terre? Longer les quais, solitaires. Le silence de la nuit, reflets de lumières, bords de Seine et ponts de pierre. Une ville dans la nuit, calme irréel, une autre vie de la Capitale.




Bref, Paris de nuit, vue de la Tour Eiffel un soir d'hiver, quand les touristes ont délaissé les lieux pour leur rendre un supplément d'âme.


J'avais prévu de vous raconter la fin de mon voyage en Normandie, mais le temps me manque pour vous l'écrire. Mais finalement, c'est beau aussi la Tour Eiffel, non? Si vous voulez découvrir la dame de fer, je n'ai qu'un conseil à vous donner: essayez un soir d'hiver, il y a peu de monde, et les lumières de Paris dans la nuit sont magiques. Munissez-vous d'un bonnet et d'une bonne paire de gants, le vent est mordant!

Je remercie aussi mon amie Julie pour les photos des lumières de Paris, puisque les miennes ressemblent plutôt à ça:

La photo floue, une certaine forme d'art...



Il m'aura donc fallu passer près de 5 ans à Paris avant de monter sur la Tour Eiffel, mais ça vaut le coup. Et vous, vous avez déjà pris de la hauteur pour admirer Paris? 

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Liebster award - Les secrets de Cavali'Erre

Liebster Award? Késako?



Il y a quelques temps, j'ai été taguée par Alicia, du blog Taste of Océalie, pour un Liebster Award (Bon, d'accord, ça fait quelques mois, désolée, j'ai pris un peu de temps pour répondre...). Le principe du Liebster Award, c'est de taguer 11 blogs qu'on aime bien, qui ont moins de 200 abonnés et qu'on a envie de faire découvrir. Il faut alors dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions du blog qui nous a tagué, et proposer 11 questions auxquelles doivent répondre les blogs qu'on aime. Alors, sans tarder, je vous propose d'en découvrir un peu plus sur moi...



11 choses à savoir (ou pas) sur moi



Voilà des choses plus ou moins utiles (plutôt moins que plus, à lire à vos risques et périls) à savoir sur moi:

  • Je suis une accro au chocolat.
  • Dans la vraie vie, je suis docteur en biologie.
  • Je suis cavalière et pourtant: je monte à cheval en moyenne seulement une fois tous les 15 jours
  • Jusqu'à mes 20 ans, je n'aimais pas voyager!
  • Je suis une lectrice assidue de fantasy (mais je lit aussi de la science-fiction, des policiers...) 
  • Quand je n'ai pas la patience d'attendre la traduction d'un nouveau tome de ma lecture du moment, je le lis en anglais.
  • J'aimerai bien qu'on me propose plus souvent du thé quand je dis que je ne bois pas de café.
  • J'ai gagné un prix d'écriture quand j'étais en quatrième.
  • J'ai commencé à monter régulièrement à cheval à 13 ans.
  • J'ai fait mon passeport pour le boulot: ça m'a permis de découvrir New York.
  • Il parait que je suis râleuse...


Les 11 questions posées par Taste of Océalie


1 / Une citation qui traduit le mieux votre état d’esprit du moment

"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns" Jacques Brel

2 / Votre prochain voyage

Des rêves plein la tête, peut-être un week-end de rando à cheval au printemps, et surtout une rando à cheval autour du réveillon du 31 décembre!

3 / Un livre que vous aimeriez avoir le courage de lire

J'aimerais lire les classiques des grands maîtres d'équitation: Baucher, La Guérinière, etc...


4 / Une personne qui vous inspire au quotidien

Là j'ai plus de mal à répondre. Disons que j'admire les grands voyageurs, et les gens capable de changer le monde sans violence, comme Gandhi et Martin Luther King.

5 / Le mot que vous préférez

En ce moment, c'est "Aventure".

7 / Ce que vous aimez faire le plus après le boulot

Marcher et regarder le ciel pour m'évader

8 / Le temps que vous passez par jour sur votre blog

Euh... trop? 

9/ Ce que vous changeriez dans votre blog

J'ai envie de faciliter la navigation, créer un menu déroulant par exemple. Mais bon, je préfère utiliser mon temps disponible pour écrire des articles plutôt.

10 / Ce dont vous êtes fière dans votre blog

Mes écrits

11 / Le site/blog (autre que le votre) sur lequel vous passez le plus de temps 

Les blogs équestres (ceux que vous allez retrouver dans ma liste de nominés entre autres!)


Les 11 blogs nominés


Il y a beaucoup de blogs de voyage que je suis et que j'aime, mais ils sont souvent déjà connus. Du coup, j'ai envie de découvrir un peu plus et de faire découvrir mes amies cavalières. Vous connaissez surement certains de ces blogs équestres, d'autres peut-être pas, en tout cas, je vous invite à aller y jeter un œil ou deux. Les voici, dans le désordre:

Les 11 questions que je leur pose


1/ Quel est ton livre préféré?
2/ Quelle est ta destination de rêve?
3/ Si tu devais présenter ton blog en une phrase, quelle serait-elle?
4/ Si tu devais te présenter en une phrase, quelle serait-elle?
5/ Un mot pour te décrire?
6/ Qu'est-ce que t'inspire le mot "cheval"?
7/ Qu'est-ce que t'inspire le mot "voyage"?
8/ Qu'est-ce que t'inspire le mot "blog"?
9/ Ton moment préféré de la journée?
10/ Ta citation préférée?
11/ Ton plus grand rêve pour 2015?

J'attends avec beaucoup d'impatience de pouvoir lire vos réponses, et en attendant, je vous invite à aller jeter un œil sur le blog de celle qui m'a taguée: Océalie. Elle vous invite en voyage, et parfois même elle y rencontre des chevaux!

Bon, moi je vous laisse, j'ai 11 blogueuses à prévenir, et un article à écrire pour jeudi (si je trouve le temps de le faire, c'est pas gagné...)



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Le pansage, ça ne sert à rien !


Panser son cheval. Encore une expression qui mériterait sa place dans mon article précédent, sur la confusion des non-cavaliers face au vocabulaire du monde équestre.
"T’en as mis du temps pour penser ton cheval." Là, il faut avoir beaucoup d’imagination !

Depuis le jour où j’ai commencé à monter à cheval, on m’a appris à brosser mon cheval et à lui curer les pieds avant de monter dessus. Et gare à celui qui laisse un brin de paille dans la queue! Non mais! Alors on brosse, on frotte, on cure, on lave, jusqu’à ce qu’il brille.


Tout ça pour un cheval!

Ouais. Mais bon. Un jour, j’ai rencontré des cavaliers qui ne brossent pas ou ne curent pas les pieds de leurs chevaux! Sacrilège! Vraiment?


Le premier fut un guide de tourisme équestre, dans un coin de France, qui interdisait aux cavaliers de curer les pieds de ses chevaux, qui vivaient au pré à l’année. Il  vérifiait simplement les sabots s’il constatait un problème dans la démarche d’un cheval. Les suivants furent des cavaliers d’un autre monde, les cavaliers nomades de Mongolie. Là-bas, le pansage est plus que sommaire. Une fois qu’ils ont réussi à attraper le cheval, ils frottent un peu sous la selle et la sangle avec ce qu’ils ont sous la main, et c’est tout. Et pourtant, dans un cas comme dans l’autre, les chevaux se portaient très bien.


Ayant constaté que les pratiques de pansage peuvent varier avec les écuries, lors d’une autre randonnée, j’ai donc attendu l’autorisation du guide pour curer les pieds, souhaitant m’adapter à son mode de fonctionnement avec ses chevaux. C’est à ce moment qu’un autre randonneur, ne connaissant pas plus ces écuries que moi, m’a déclaré sur un ton péremptoire : « Il faut TOUJOURS curer les pieds! ». Et moi, quand on me dit de faire les choses de manière impérieuse sans m’expliquer pourquoi, j’aime pas ça.


De l’intérêt du pansage



Du coup, je me pose la question suivante: Le pansage, ça sert à quoi? Et curer les pieds, ça sert à quoi? J’ai donc commencé par jeter un œil dans les grands livres qui trainent chez moi depuis des années, et prétendent m’apprendre les chevaux. Bon, j’aurais pas dû. Va falloir que je renouvèle ma bibliothèque équestre, moi. Déjà, pas un mot sur le comportement naturel du cheval, sur ses besoins vis-à-vis de l’entretien de sa peau et ses poils. J’avais pas besoin d’un livre pour savoir que de brosser, ça enlève la poussière.


Un pansage de cheval
Bref, je vais revenir au simple bon sens et aux observations que peut faire n’importe quel cavalier. Car quelle est l’activité favorite de nos amis à quatre pattes dès qu’on les laisse en liberté? Tous ceux qui ont un jour lâché un cheval après l’avoir douché savent de quoi je parle. Oui, vous savez, ce bonheur qu’ils ont à se rouler dans la première flaque de poussière venue en ruinant tous nos efforts pour les faire briller? Quand ce n’est pas dans la boue! Et pourquoi cela? Ce n’est tout de même pas seulement pour embêter leurs cavaliers? Heureusement, non! Les bains de poussière permettent en particulier aux chevaux de se débarrasser des peaux mortes. Et les copains chevaux, c’est leur solution pour se gratter quand ça démange dans des endroits inaccessibles. Bref, quand on leur en donne les moyens, les chevaux n’ont pas besoin de nous pour faire leur pansage!


Donc, en gros, le pansage, ça ne sert à rien. Oui, mais non en fait. En les brossant, vous allez les aider à enlever les peaux mortes qui les démangent. Vous jouez le rôle du copain poney et de la flaque de boue, quoi! Par contre, le pansage qui brille jusqu’au bout des oreilles, ben oui, ça ne sert à rien. Ça ne sert qu’à vous faire plaisir à vous.


La brosse qui fait briller (Oui, j'en ai une et je m'en sert parfois!)

Mais alors, j’arrête de brosser mon cheval et je le laisse se débrouiller du coup? Non, mais je vous invite à pratiquer le pansage intelligent. Le pansage, c’est bien plus qu’un simple brossage pour faire joli. Il est toujours nécessaire de bien brosser les parties du cheval qui sont en contact avec le matériel, en particulier aux points de pression, car les frottements peuvent créer des blessures, surtout si la peau est sale. Alors, si vous voulez monter à cheval, brossez d'abord le dos, le passage de sangle, la tête, et surtout n’oubliez pas le passage de têtière et tous les coins de la tête qui sont cachés sous le licol !

Un autre rôle important du pansage, c’est qu’il vous permet d’observer votre cheval. C’est ce qui vous permettra de détecter une sensibilité, des petites anomalies, une douleur, une chaleur anormale des membres, une bosse ou un bobo, et donc de le soigner rapidement. Pour cela, n’oublier pas de toucher votre cheval avec vos mains, pas seulement avec vos brosses. 

Et c’est aussi ainsi que vous pourrez profiter du pansage de votre cheval. Car le pansage, c’est aussi ce moment où vous entrez en contact avec lui, où vous lui dites bonjour, où vous vous présentez à lui si vous ne le connaissez pas,… Même si on vous regarde bizarrement après, parlez lui ! Et qui sait, si vous êtes assez attentifs, vous pourrez peut-être même voir sa réponse ! Bref, le pansage, c’est un vrai moment de complicité.


Et si on en revenait au curage des pieds. Clairement, les chevaux ne se curent pas les pieds dans la nature. Ou du moins, je n’ai jamais vu de paillasson pour chevaux. Comme c’est au bout du monde que j’ai pris par l’observation quelques leçons d’équitation, j’en reviens à ces chevaux mongols: ils vivent en semi-liberté, mais ont des pieds en parfait état. Donc je crois que ce guide français n’avait pas tort dans son choix de ne pas curer les pieds. Si le pré est propre, sans cailloux, la terre restée dans les sabots aura plus un rôle protecteur contre les irrégularités du sol, et l’excédent de terre risque surtout de finir dans les yeux du cavalier de derrière au premier galop! De même, combien de chevaux au box, dont les pieds sont curés plusieurs fois par jour, ont des problèmes de pieds? Combien de fourchettes pourries? Curer les pieds n’est donc pas toujours la solution! Et si on laissait plus souvent le sable de la carrière dans les pieds de nos chevaux après le travail, ne protégerait-il pas ceux-ci du fumier du box? Qu'en pensez-vous?

En conclusion, le pansage pour avoir un cheval brillant comme Barbie, ça ne sert à rien.

Pour panser votre cheval, pensez donc cheval! Et pensez à panser intelligent:
-Brossez les régions en contact avec le matériel
-Touchez votre cheval pour détecter les bobos
-Curer les pieds quand c'est vraiment nécessaire
-Profitez de ce moment de complicité !
Et si votre cheval vit au pré, n’hésitez pas à le laisser sale plusieurs jours si vous ne le montez pas, ce n’est pas lui que ça dérangera le plus!


Parce que le pansage est un des soins les plus simples à prodiguer à un cheval, et qu'on en oublie parfois à quoi il sert, cet article participe à la douzième édition de la Cavalcade des blogs, organisée par Ostéonimaux, sur le thème des soins et des maladies du cheval.

Et vous, comment pansez-vous votre cheval ?
  
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Un samedi aux couleurs de l'automne: à cheval en Normandie - 1

Il y a si peu de temps, il y a déjà un moment, quand l'automne aux mille nuances eu posé son pinceau sur les terres de Normandie, je suis partie explorer ce pays du cheval et sa forêt, à dos d'Islandais et en bonne compagnie. L'un de ces voyages qui nous rappellent à quelle point notre France est belle...






Le blond Reyk
Un samedi pas tout à fait comme les autres. Réveil aux aurores, petit-déjeuner aux saveurs de la richesse normande, et départ matinal à cheval. R
encontre avec Reyk, un blond parmi les blonds, difficile à reconnaître, sauf une fois équipé de son filet-licol orange flashy. Départ d'un pas plein d'énergie, et tout de suite la musique métallique résonne, qui nous accompagnera tout au long du voyage, celle des sabots ferrés sur le sol. Un petit coin de Normandie, une vallée au calme, une écurie baignée par la rivière. Nous voyageons dans la vallée, sur les routes calmes pour retenir un dernier instant la civilisation, la terre autour de nous s'élançant vers le ciel comme pour nous offrir un cocon. Je découvre alors avec étonnement que le sommet d'une colline peut servir de garage à charrette.

Nous retrouvons l'eau qui chante à nos oreilles depuis notre départ, et nous défie de la traverser. Défi relevé sans nous mouiller. Calme incroyable des Islandais à la traversée d'un pont d'un mètre de large, qui tremble et résonne, métal du tablier contre métal des sabots ferrés. Plus loin, un pont sans même un parapet, et les oiseaux pris de folie qui traversent le chemin presque sous nos pieds.

Premier trot confortable le long d'un chemin, pour qui sait éviter les branches tombées, et pause les pieds (ou plutôt les sabots) dans l'eau. Cette sensation étrange d'être emportés quand l'eau autour de nous nous double de vitesse.


Et déjà nous nous éloignons entre les maisons, la montée de la colline qui ouvre l'horizon, et la route qui serpente devant nous. La forêt qui soudain nous salue à la sortie du village, soulignée par le soleil. D'abord un chemin ombragé pour la longer au trot allongé, quand le soleil rasant d'un matin d'automne se mêle à la brume pour sublimer le calme d'un pré semé de vaches. Le brouillard qui nous gardait dans le cocon du réveil doucement se lève.

Sabots qui sonnent ou qui froufroutent dans le tapis de feuilles, douce berceuse au rythme du pas. Forêt surprenante et ondulée, chemins cachés et raides montées. Galops aussi, avec un cheval qui voudrait me tromper de chemin, allure régulière, et parfois drôles d'erreurs de trajet.

Retour à l'écurie pour pause pique-nique ensoleillée au son de la rivière.

Après-midi, longue montée goudronnée, cheval qui n'a que faire des chiens hurlants ou des plaques sur le sol. Alors la forêt, parfois haute hêtraie, géants cloués au sol et qui se tendent vers le ciel et font prendre de l'altitude au regard. Les plus majestueux des hêtres ont l'espace pour eux, nulle concurrence n'ose s'approcher de ces ancêtres respectés pour les défier. Parfois rangées rectilignes d'arbres moins élevés, branches qui se tendent dans les allées comme une échappatoire vers plus de liberté, cris silencieux d'une fuite face à une vie trop bien rangée, troncs qui dansent une danse entrelacés.



Et soudain, au détour d'un chemin, dans un sous-bois lumineux, la forêt sous la caresse du vent nous offre une pluie dorée et doucement virevoltante, féerie privilège de la sérénité d'automne.


Le filet-licol, au top pour brouter pendant les pauses
Oh, ces longs galops. S'élancer librement sans obstacles dans le cœur accueillant de la forêt, lui et moi et elle en un instant suspendu, et le son de dizaines de sabots qui se mêlent et s’entremêlent et chantent le vitesse et le temps.

Les allées secrètes et couvertes, haies à notre honneur.

La nature s'est faite peintre en cette saison. Tout en douceur, à grands coups de pinceaux feuillus, elle arrange les ors, les bruns, les orangés et les verts éteints, impressionniste d'un tableau vivant.




Quand soudain le forêt cède la place à la vallée, c'est avec grands regrets. Elle surveille des hauteurs les toits qu'elle surplombe, et tend une main griffue et épineuse, dernière preuve de résistance.


Et les chevaux d'un calme olympien retrouvent la route musicale, une mélodie poétique au rythme animal qui toujours nous accompagne.

Terminer la journée à la grande tablée, dans la chaleur des rires, avec un bœuf au cidre succulent, mijoté patiemment pendant que nous découvrions la forêt.


Et s'endormir avec les oreilles qui résonnent encore de cette marche berceuse aux sonorités islandaises.



C'était une douce journée d'automne, une journée pas monotone, une petit samedi à cheval, et comme je vous l'avais promis à votre demande, un article sur l'exploration d'un autre coin de France. Retrouvez d'autres images et récits de ce week-end en Normandie par ici.

Et vous, avez-vous découvert l'automne à cheval?


Vous pouvez désormais me suivre aussi sur Horsealot, le réseau social des cavaliers!

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Là où commence le voyage... Vers la Normandie

J'aime les débuts de voyage. Ils ont un charme bien à eux, ils sont un moment particulier, un temps de changement, une variation du rythme. Ils sont une transition, ils permettent une métamorphose, ils ont ce petit quelque chose. Le début d'un voyage, c'est le moment où l'esprit se pose, où s'ouvre l'envie d'autre chose, où les rencontres se font et les découvertes se dessinent. Alors voici l'un d'entre eux. De Paris à la Normandie, départ vers une randonnée cavalière et automnale.


Sur la route


Depuis quelques temps me taraude un besoin d'espace et de changement. Une envie d'ailleurs et de nouveautés. Je saisis alors cette opportunité qui m'est donnée, celle de partir ailleurs avec pour une fois quelqu'un que je connais, une amie à mes côtés.

Un voyage pas si lointain, mais déjà rythmé par les étapes. Il n'est pas besoin d'être arrivé pour être déjà en voyage. Le train bondé pour quitter Paris, passer des graffitis aux usines délaissées. Croiser et recroiser les méandres d'une rivière. Rencontrer des compagnons de voyage, parisiens perdus loin de leur chemin habituel.

La gare au cœur de Rouen, entourée de beaux monuments, face à nous le donjon, ronde silhouette. Attendre la bus avec la nuit qui tombe. Le trajet dans le soir, les maisons qui petit à petit s'effacent. Soudain, je découvre que le terrain est vallonné quand nous abordons une montée. Un bus qui quitte la nationale pour zigzaguer de village en village, et moi qui tente de percer la nuit pour deviner ce que demain nous réserve. Réussir à ne pas manquer l'arrêt, descendre, et se retrouver un moment sur une petite place sans lumière au milieu de nulle part, à nous demander ce que nous faisons là. Le silence assourdissant après les moteurs ronronnants.

Jusqu'à l'arrivée salvatrice (et rapide) de notre guide Patrice. Du train à la voiture, changement d'échelle, comme celui de la Capitale à la Campagne. Les routes de plus en plus étroites, bordées par la forêt qui nous attends demain. Il faut savoir oser pour s'aventurer sur les deux ponts étroits qui nous mènent pourtant vers une maison accueillante. Une équipe de cavaliers et futurs cavaliers du week-end. Une longue tablée servie avec les bons produits du terroir. Même les truites viennent d'ici. Et les "crocs" aux pieds s'il vous plait!

Alors un dernier trajet, montée en lacet "rue de la forêt", pour rejoindre la grande maison qui veillera sur notre sommeil.


C'est ainsi que la route qui débute un voyage ouvre votre esprit et vous emmène vers ailleurs, vers de nouvelles rencontres et de nouvelles découvertes. C'est ainsi que je suis arrivée en Normandie, avant une randonnée à cheval que vous pourrez découvrir ici dès jeudi.

Retrouvez d'autres débuts de voyages.

On reste en contact? Suivez-moi sur Twitter! @CavalierreRando


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Un grain de folie hivernale sur les blogs équestres

L'Hiver est venu, avec le froid, la grisaille et la nuit qui vient trop tôt. Mais avec l'hiver s'en viennent aussi les fêtes et la joie. Et quand on se réchauffe au coin du feu le soir dans les chaumières, quoi de mieux que de rêver à nos amis sabotés ?


Alors, pour vous faire rêver un peu plus, les blogueuses équestres se sont regroupées pour vous offrir une surprise de saison.

Venez donc découvrir le Calendrier de l'Avent équestre 2014!

Vous aurez ainsi une nouvelle surprise à découvrir chaque jour avant Noël. Trouvez la case du jour, et hop, un petit clic vous emmènera vers un nouvel article. 17 blogueuses, 24 jours, 24 articles sur le thème du cheval!

On s'y retrouve dès aujourd'hui, dans mon article pour le premier décembre! A tout de suite sur: http://calendrierdelaventequestre.blogspot.fr/




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