Projet 52 en 2015 - semaine 5: Chaleur


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Encore une nouvelle semaine de passée.

Et un thème du Projet 52 qui a ranimé mon esprit de cavalière: Chaleur





Juste une main glissée sous une crinière

Quand vient l'hiver, il est temps de se réchauffer à la chaleur si douce et si vivante d'un compagnon à quatre sabots, et simplement glisser ses doigts sous une crinière.


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Comment s'équiper pour une rando à cheval en hiver

L'hiver est là, avec sa lumière si particulière, ses paysages enneigés, ses arbres dévêtus et ses lacs gelés. Rien de tel pour faire une rando originale et inhabituelle. Oui, mais voilà. Avec l'hiver est aussi venu le froid, celui qui nous fait apprécier la chaleur au coin du feu.


Mieux vaut être bien équipé pour affronter une telle météo

Alors, si vous voulez profiter de cette saison si particulière, mieux vaut être bien équipé. Idem si vous souhaitez visiter un pays réputé pour ses températures basses, comme la Mongolie (voir la photo ci-dessus...). Voici donc quelques conseils pour vous équiper pour une randonnée équestre hivernale ou dans un pays froid, tirés de mon expérience, ainsi que ceux glanés au cours de mes rencontres avec d'autres habitués de la randonnée équestre.

Il faut avant tout penser que vous allez passer plusieurs heures à cheval, dehors sans forcément pouvoir vous réchauffer, et que vous ne pouvez pas toujours prévoir la météo à l'avance!


Première couche: les sous-vêtements


Ceci n'est PAS un équipement adapté... pour la randonnée à cheval...
(Non, ce n'est pas moi!)
Et oui, quand on passe 5 ou 6 heures à cheval par jour,  mieux vaut penser confort jusqu'au bout. Alors les filles, on oublie la dentelle! À moins d'avoir prévu une rando romantique en tête à tête, mais bon, de toute façon, les effluves de cheval, c'est pas ce qu'il y a de plus sexy! Alors pensez soutien-gorge ou brassière de sport. Et surtout, on la teste à l'avance, parce que si elle est mal adaptée, après quelques heures de trot, ça fait mal (expérience vécue!).


Deuxième couche: les vêtements


Prévoyez d'empiler les couches. Mais attention à l'effet bibendum, mieux vaut rester confortable. Pensez à choisir de préférence des tissus respirants, notamment pour le t-shirt. Par dessus, un sous-pull et une bonne polaire devrait faire l'affaire. Attention aux vêtements avec des cols, ça ne s'empile pas bien. Personnellement, je me fournis au rayon ski de Decat', c'est bien adapté pour le froid, et pas trop cher. Une "co-randonneuse" m'a rapporté que le Damart, c'est aussi top.


On empile les couches!

Par dessus, prévoyez un manteau suffisamment long pour bien vous couvrir même assis à cheval. Sinon, gare au courant d'air froid dans le bas du dos. Perso, j'ai un manteau de ski, avec un élastique qui se ferme en bas, ça marche bien aussi. Pensez imperméable et imperméabilisant pour la pluie éventuelle!

Pour le pantalon, préférez un pantalon doublé à l'intérieur. Perso, j'ai testé le Kipwarm (toujours Décathlon) cet hiver, et c'est vraiment pas mal. Néanmoins, pour des températures proches de 0ºC, je n'ai pas eu froid,  mais pas spécialement chaud non plus. Je conseille donc une paire de collants en dessous si les températures s'annoncent froides pour toute la journée.

Attention, en cas de pluie, voire de neige,  il faut absolument vous protéger les cuisses, sinon vous allez finir frigorifiés (là aussi, je parle d'expérience, vive la Mongolie)! Le KipWarm vous protège très bien en cas d'averse, mais je n'ai pas testé en cas de pluie continue. J'aime beaucoup les Rainlegs, c'est pratique, léger, ça tient chaud et ça protège bien les cuisses de la pluie, malgré quelques inconvénients (pour en savoir plus, mon test des Rainlegs, c'est par là). Bien sûr, les inconditionnels de la randonnée vous conseilleront l'imperméable long qui vous couvre des pieds à la tête, mais là c'est votre budget qui va jouer!


Troisième couche: les extrémités


C'est le point essentiel à ne pas oublier, parce que c'est là où on perd le plus de chaleur.

Ce point sera probablement évident pour tous les cavaliers ayant passé ne serait-ce qu'une heure à cheval en hiver. La joie des orteils glacés... Là encore, on empile les couches, et on passe par le rayon ski. On en profite pour remiser les boots en cuir et les remplacer par des chaussures d'équitation rembourrées ou des chaussures de rando. Mes orteils sont la seule partie de mon anatomie qui a souffert lors de ma dernière rando hivernale, probablement parce que je n'avais pas appliqué ce bon conseil: il faut choisir des chaussures un peu trop grandes pour ne pas être serré dedans. Mieux vaut mettre moins d'épaisseurs de chaussettes que d'être serré dans ses chaussures. Je retiens pour la prochaine fois!


Laquelle choisir?

Pour les mains, il faut pouvoir tenir et sentir ses rênes, ne pas oublier qu'on est sur le dos d'un être sensible aux réactions parfois inattendues. Donc pour une fois, on évite le rayon ski et surtout les gants de ski, pas du tout adaptés! Si en plus, vous êtes comme moi et aimez prendre des photos à cheval, ça se complique. Mais j'ai trouvé une astuce qui marche bien. Prenez des gants d'équitation chauds, qui se retirent facilement, et ajoutez en dessous une paire de sous-gants en soie. Vous pourrez ainsi retirer la première paire de gants, et avoir assez de sensibilité pour appuyer sur le déclencheur sans vous geler les mains! Pour la pluie, je viens de découvrir qu'il existe aussi des gants KipWarm, sur le même principe que le pantalon du même nom. À tester donc!

Et pour finir, le visage. Je trouve que les oreilles ont tendance à imiter les orteils dans leur tentative de devenir des glaçons. Mais avec la bombe sur la tête,  trop compliqué pour le bonnet.  Il existe bien des cagoules spéciales équitation,  mais je ne trouve pas cette solution très pratique. J'ai donc opté pour le bandeau, qui protège bien, même si il faut bien le coincer au niveau du front, sinon ça retombe sur les yeux. À utiliser avec un cache-col, pratique car il peut aussi se remonter pour protéger la bouche et le nez en cas de froid trop intense. Une autre solution sympa, observée chez un autre randonneur avec qui j'avais voyagé en Mongolie, c'est le chèche. C'est modulable, utilisable comme une écharpe, et suffisamment fin pour être glissé sous la bombe et donc protéger ainsi aussi les oreilles et la tête. En cas de météo inattendue, une longue écharpe peut aussi être utilisée ainsi. La mienne a sauvé mes oreilles en Mongolie.


Prête pour randonner à cheval un premier janvier 2015
(Oui, en exclusivité mondiale, cette fois, c'est moi!)

Quatrième couche: les accessoires


Une petite bouillotte chauffe-main peut être utile, mais surtout n'oubliez pas d'emporter partout votre chaufferette vivante: un cheval nounours pour glisser vos doigts sous sa crinière. Vous pouvez même tester la monte à cru sous la neige, votre cheval vous transmettra sa chaleur!



Voici donc une liste non exhaustive pour vous prouver qu'il suffit d'être bien équipé pour profiter pleinement du bonheur apporté par une randonnée équestre hivernale.

Et vous, quels sont vos trucs pour affronter le froid à cheval en hiver?


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Les lumières du monde


Quand vient le soir,
Oh désespoir,
Quand vient le noir,
Oh soleil, au revoir.

A l'heure des dernières lueurs,
Disparaissent les nuances des couleurs,
Mais dans ce monde qui pleure,
Apparaît un nouveau bonheur.


Quand le ciel s'éteint, 
Découvre comme il est plein,
Une à une s'allument les étoiles,
Instantanés volés captés sur une toile.

Flammèches pleines de vie,
Clins d’œil désunis, 
Chaleur amie, 
Voici l'âme de la nuit

Uniques ou légères,
Multiples ou fières
Filant parfois en un éclair,
Elles sont une nouvelle lumière.

Alors à la prochaine nuit venue, 
Regarde le ciel mis à nu
Et laisse donc ses élues
Toucher ton cœur ému.

Mais souvent, farouches, elles se cachent 
De tous ces hommes lâches,  
Qui par la peur étourdis,
Dans des lueurs artificielles se réfugient.

Alors un jour laisse tes pas te guider, 
Et ta crainte s'envoler,
Pour qu'enfin elles te soient dévoilées,
Par centaines de milliers.

Dans les steppes de Mongolie, 
J'ai découvert leur magie, 
Dans un lieu reculé, ailleurs ou ici, 
Où les rencontrer, à ton tour choisis


Tu connaîtras alors cette merveille,  
La couleur de notre ciel.

Et si l'on éteignait toutes les lumières du monde, y verrait-on la nuit comme en plein jour?


Voici mon ciel nocturne, à vous de le rêver et d'y ajouter vos étoiles.


Ce texte est un "instantané singulier", une photographie par l'imagination et le souvenir de la couleur du ciel en Mongolie, en réponse au défi photographique de Marie Kléber.

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Comment vous parler de Paris?


Comment vous parler de cette ville qui fut mon quotidien?


Comment vous parler de toutes ces petites choses qui d'habitude font mon bonheur en voyage ?


Comment vous parler de Paris?


Je pourrais vous raconter Paris par ses bruits et ses sons, mais alors je vous dirais les motos qui vous pétaradent aux oreilles et le grondement incessant des véhicules.

Je pourrais vous raconter Paris par ses oiseaux, mais alors je vous conterais les pigeons manchots et les moineaux bavards.

Je pourrais vous raconter Paris par ses habitants, mais alors vous découvririez les délaissés de la ville, les insensibles pressés, les vaches au mastiquement bruyant et les généreux qui partagent sans hésiter leur musique avec les voisins.

Je pourrais vous raconter Paris par ses odeurs, mais je préfère vous les épargner...

Paris, cette ville aux détails qui me font fuir. Et pourtant, je crois qu'elle peut être si belle. Paris, cette ville qui s'avilit pour mieux dissimuler son charme. Je crois que je ne pourrais aimer Paris qu'en adoptant le regard libéré du voyageur, en cherchant les détails uniques et révélateurs. Alors j'ai cherché, et j'ai trouvé pourtant les belles choses de cette ville, en quittant mon point de vue quotidien pour porter sur elle un autre regard.


Comment vous conter les beautés de Paris?



Paris la belle et ses façades sculptées, ses portes massives qui cachent aux regards des passants de lourds secrets.

J'ai vu la Tour Eiffel, compagne élancée qui me salue à chaque coin de rue dans mon trajet quotidien. Géante de fer ou d'acier, qui se pare à la nuit venue d'éclairs scintillants.


Comment visiter Paris?

Paris et ses fragments de sagesse jetés sur les murs.

Le toit doré des Invalides, qui se dresse au bout d'un jardin rectiligne.

Les petits parcs, qui annoncent sans concession qu'ils seront fermés en cas de tempête.

Le jardin du Luxembourg, verdure à traverser au cœur de la ville, ses lourdes chaises vertes, ses grilles ornées d'expos photos et ses poneys qui me ramènent à ma passion. Ses statues à la coiffure de piquants hérissés. Le silence feutré de ce jardin un dimanche enneigé. Les sombres branches émeraude devant les ambres de l'automne.

Le Panthéon qui lui fait face, imposant hommage d'un pays reconnaissant.

Le Grand Palais et son toit de lumière, qui parfois accueille mes amis à sabots.

Cet homme de pierre, nu et fier sur un balcon. Ces cuirasses vides de spadassins romains gravées sur un mur.

Ce drapeau dressé vers le ciel du soir, éclairé d’une lumière irréelle, aux couleurs mouvantes de la France.

Cette drôle de penseuse en bronze, assise sur son banc au coin d’une porte. Un bâtiment à la façade de pierre éclairée de bleu-blanc-rouge.

Les écailleurs qui surgissent aux coins des rues, coquillages et crustacés pour restaurants animés .

Cette éphémère statue d'un gros bonhomme tout nu posé devant un temple de l'enseignement, et qui soudain a disparu. Cet ange sans ailes dressé en équilibre sur un toit, prêt à s'élancer.

La cicatrice profonde d'une ancienne voie ferrée qui offre un refuge pour une verdure presque sauvage.

Paris qui, la nuit venue, revêt son habit de lumière pour se mettre en Seine. Traverser ses ponts éclairés pour admirer le serpent d'eau qui se faufile entre les quais, cerné par les pierres chargées d'histoire. Admirer les reflets multicolores et changeants les jours de pluie. La Tour Montparnasse, rigide sentinelle, consent dans le noir à se parer de traits colorés.



Paris, fille de joie parée de breloques étincelantes et clinquantes pour dissimuler ses imperfections, Paris demoiselle au raffinement de façade, Paris ville de contrastes.

Paris, vous l'aurez compris, est cette ville que, malgré ses beautés, je n'aurais jamais su aimer. Paris dont on découvre la beauté en levant les yeux au ciel.

J'ai quitté Paris, et je ne veux me souvenir que de ses beautés, Paris ville aux mille visages, Paris l'amie du voyageur.
Et vous, saurez-vous me parler de Paris?

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Projet 52 en 2015 - semaine 4: Doux


Déjà la quatrième semaine du projet 52 de Ma'.
Cette fois-ci, le thème est "Doux".





Jeu de textures. Doux comme le poil d'hiver d'un cheval un peu nounours, doux comme la neige qui met du baume au cœur, doux comme le plaid tout chaud du soir.


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Guide de survie culinaire en voyage

A toi qui souhaite voyager, mais dont les papilles sont sélectives, voici quelques conseils pour manger en voyage et découvrir la cuisine de pays lointains, accompagnés d'anecdotes vécues.




L'esprit ouvert, tu auras:


Avant tout, il faut penser qu'en voyage, tu pars à la découverte, d'un pays, de ses paysages, de son peuple, mais aussi de ses habitudes culinaires. Alors il faut être prêt à goûter des choses que tu n'essaierais pas en temps normal. C'est ça aussi, l'esprit du voyage.


Le temps de réfléchir, avant de goûter tu ne prendras pas:


Préparation d'un objet laitier non identifié
Evidemment, esprit du voyage ou pas, il y aura forcément des choses qui ne te tenteront pas au premier abord (et souvent au second aussi). Mais, dans certains pays, il est très malpoli de refuser la nourriture (ou les boissons) qu'on te propose. En Mongolie par exemple, ce n'est pas la peine d'essayer de refuser, on te fera comprendre qu'il faut au moins goûter. Et quand on vous propose un "truc" qui ressemble un peu à du beurre à manger à la cuillère, le mieux, c'est de ne pas tergiverser, et de goûter sans réfléchir. Même si, oui, ça a vraiment goût de beurre/crème, à la cuillère, Miam! (ou pas...). Idem pour l'espèce d'éponge qui est en fait du lait déshydraté.



Avant l'apparition de mets bizarres, les lieux tu fuiras:


Alors c'est vrai, parfois, il y a des choses que tu ne veux vraiment pas goûter. Alors, si jamais tu les vois arriver, éclipse-toi discrètement avant le service. En Mongolie toujours, lorsque nous sommes arrivés un après-midi chez notre guide, sa famille venait de tuer le mouton pour notre repas du soir. Donc, en place d'honneur sur le poêle central de la yourte, il y avait les abats tous frais en train de cuire: cœur, foie, intestins, au choix dans la gamelle. Alors, quand à l'heure du goûter ces mets de choix furent cuits à cœur, je laissais à mes courageux co-voyageurs la chance de les déguster et allais admirer la steppe.

Bon appétit


Ta destination, avec discernement tu choisiras:


Il peut être utile de connaitre à l'avance les mœurs alimentaires de ton pays de destination. Les végétariens comme les allergiques aux produits laitiers auraient ainsi intérêt à éviter les steppes mongoles, tandis que celui qui ne raffole point des produits de la mer évitera les pays en bord de mer (et s'il veut galoper sur la plage, il lui faudra alors faire des concessions...). Ainsi, si je mange parfois du poisson, c'est loin d'être mon plat préféré. Alors, quand au quatrième jour de mon voyage au Sénégal, j'appris que le repas serait, comme les trois jours précédents, composé de poisson, je demandais du secours pour obtenir un morceau de viande bienvenue (et pourtant, c'était du bon poisson!).

Repas sénégalais sur la natte: riz et boulettes de poisson dans une sauce aux oignons


Les bonnes surprises, tu apprécieras


Rituel du thé
Le plus souvent, tu découvriras que la nourriture que l'on te propose est bonne, même si elle change de tes habitudes. Le thé au lait salé mongol n'a pas un aspect très tentant, mais passée la surprise initiale, c'est vraiment bon (et heureusement, parce que c'est la première chose qu'on vous offre quand vous entrez dans une yourte!). C'est aussi en Mongolie que j'ai mangé un des meilleurs plats de moutons que j'ai pu goûter, alors même que sa cuisson à l'étouffée dans un pot à lait fermé hermétiquement avec un morceau de chambre à air aurait pu me faire douter du repas à venir. Au Sénégal, le rituel de préparation du thé, avec patience et nombreuses aérations du thé, est un moment à observer et à vivre.


Te rassurer et oser, tu pourras:


Sache enfin que les gens sont à l'écoute. Si tu n'aimes pas, ils comprendront! Essaye, mais ne te dégoûte pas. Il y a toujours une solution! Surtout si tu voyage organisé, comme c'est le cas pour mes randos à cheval, on te demandera toujours avant de partir tes préférences alimentaires. Crois-en l'expérience d'une fille qui "n'aime rien" niveau nourriture.

En effet, j'ai tendance à être parfois complexe dans mes goûts alimentaires. Alors déjà, la salade, les tomates et moi, on n'est pas très copines. Bon, en fait, c'est à peu-près vrai pour toutes les crudités. Les fruits de mers, non merci (à part les Saint-Jacques, je sais, j'ai des goûts de luxe). Et ne parlons pas des champignons, endives, olives, avocats et compagnie (Là, plus personne va vouloir m'inviter!). Et pourtant, j'ai fait pas mal de voyages, sans parler spécialement de mes goûts à l'avance, et je ne suis jamais revenue affamée, bien au contraire! Avant, je n'aimais pas la Vodka. Depuis mon voyage en Mongolie, je peux dire que je n'aime toujours pas la vodka, et pourtant, j'ai essayé!


De la chance d'être là, tu profiteras


Chaque voyage est une chance exceptionnelle, même pour les repas. Car nul restaurant ne t'offrira ce que tu pourras découvrir loin de chez toi. Et le décor d'un pays lointain vaut bien quelques efforts culinaires. Seuls dans l'immensité de la steppe, le petit-déjeuner a un goût d'inoubliable.


Un tel décor au réveil, ça vaut bien quelques dérives gastronomiques

Alors, surtout, ne t'interdis pas un voyage parce que tu as peur de la nourriture. Bien sûr, tu devras parfois faire des efforts et des concessions, mais le plus souvent, ça se passera bien, et tout ce que tu pourras découvrir par ailleurs vaut bien quelques surprises culinaires! Et en plus, tu pourras raconter toutes tes découvertes en revenant!

Un cadre unique pour une pause pique-nique

Alors, rassuré? Prêt à partir à l'autre bout du monde?

Merci à Amaya et Alexia pour l'inspiration de cet article!


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Un dimanche dans la brume: à cheval en Normandie - 2

Un dimanche d'automne en Normandie. Mystère de la forêt dans la brume, visite d'un des plus beaux villages de France au pas des chevaux, découverte d'une nature qui se fait peintre impressionniste. Souvenirs d'une journée particulière.


Matinée brumeuse, journée heureuse


Réveil à l'aube irisée de soleil. Au matin venu, la brume a envahi la vallée que surplombe notre gite. Soudain, nous sommes transportés à haute altitude, surplombant les lointains sommets couverts d'une nappe blanche et les forêts de sapins cachés par le brouillard. Drôle de voyage. Ce village ici aime les briques roses, qui constituent la mairie et l'église voisines. La descente nous emmène alors vers un bon petit déjeuner. Car à l'Epicurie, tout est made in Normandy fabriqué en Normandie. Les croissants, le jus de pomme, les yaourts et les confitures: tout est local, et copieux!



Je retrouve Reyk, le fou furieux sympa qui me correspond bien, et adore être à l'avant. Enfin, il m'a tout de même fallu un peu d'aide pour le reconnaître et le retrouver au milieu de ses semblables...

Et quand nous partons pour randonner la journée, le chant des sabots remplace bientôt celui de l'eau. Plongés dans un cocon de coton, notre univers se restreint à cette lancinante musique, parfois ponctuée des cris mélodieux des oiseaux, et un paysage qui se révèle doucement au fil de notre progression. Comme un film qui se déroule, soudain apparaissent les blanches et noires vaches normandes, qui nous regardent circuler.

Alors, toujours enrubannés dans cet univers limité, une ambiance brumeuse qui préserve la légèreté du matin, nous empruntons les chemins des contrebandiers. D'abord nous faufiler pour éviter barrière et barbelés, et puis suivre le chemin le moins avenant, le plus inattendu. Une rude montée, une nature aux griffes acérées, de buissons bas et de ronciers. Comme s'il fallait nous dissuader de continuer. Seul un clin d’œil du soleil pour nous encourager. J'ai la sensation d'emprunter une porte dérobée, un accès réservé, me glisser par les coulisses pour me retrouver soudain au premier rang.


Surprise de l'émerveillement. La forêt fait alors de nous des privilégiés, et nous offre cet instant fugace. Les grands hêtres parés de leurs plus beaux atours d'automne, les feuilles qui ont déjà cédé à l'appel de l'hiver pour nous dérouler sur le sol leur tapis brun. Des arbres encore qui semblent des nains face à leurs géants voisins. Tous sont suspendus par la brume dans ce monde irréel qui les sublime. Les détails de la forêt qui se dessinent, contours tracés par un soleil unique, dont les rayons prennent forme dans les feuillages. Un halo de lumière qui fait d'un arbre un roi venu d'un autre monde. Dans le silence doré du matin, les rais de soleil laissent une trace dans l'air, vivants pourvoyeurs de l'esprit de la forêt, à la fois solides et insaisissables. Quand brume et lumière se conjuguent pour ne faire qu'une à l'ombre de la canopée.

Et quand soudain le brouillard se dissipe en une dernière nuée de gouttelettes scintillantes, l'azur pimpant de l'horizon s'étale à la tête des géants. Et des centaines de petits miroirs de verdure reflètent l'éblouissement de l'astre solaire. C'est ainsi que nous quittons la forêt des songes, un rêve éveillé pour un moment d'évasion cavalier.


Forêt vivante, forêt changeante, que nous découvrons en cette journée hors du temps. Des immenses hêtres aux longs et lisses troncs verticaux aux plus modestes arbres vêtus de bijoux automnaux, elle change à chaque détour. Ce premier trot dans une longue ligne droite dégagée, et juste après au cœur de la forêt, avant une étonnante clairière de verdure ensoleillée. Mon petit cheval qui donne et se bat pour ne pas se laisser dépasser, puis distancer par ce gros petit géant d'Irish Cob. Un galop plein d'élan, la forêt ouverte devant moi, et les percussions des sabots derrière moi.


Quand on arrive en ville


Alterner. Les longs trots énergiques et le pas qui berce. Soudain, les arbres lèvent le voile. Entre les buissons, la verte vallée ondule, et les taureaux nous saluent. Au détour d'un petit chemin forestier, soudain la route, inattendue, et le retour dans un village d'un dimanche matin. Lyons-la-Forêt, la belle, la surprenante, un des plus beaux villages de France.



Les uns derrière les autres, serpent équin, drôle de véhicule sur la route. Entrer dans le village par la "rue du bout du bas". Rue ensoleillée, tout en longueur, bond dans le temps. Voitures anachroniques face aux façades à colombages fleuries. Toits de tuiles plates à l'irrégularité d'assemblage propre à l'art d'autrefois. Le charme de l'imparfait.

Soudain, quitter la route pour parcourir un chemin étroit, les murs si près à les toucher, et laisser se faufiler les quelques passants rencontrés. Chemin en méandres, et un détour où notre hauteur  cavalière nous offre un regard unique sur de magnifiques arrières-façades tracées de bois. Ici, une simple maisonnette de briques rouges. Et le nom de ce chemin, si vrai et si évident, la "sente de derrière les jardins".

Brusque retour en ville, jour de marché. Le cœur vivant des lieux, marché au toit pentu simplement protecteur et charmeur, aux fleurs en boutonnière. Animation et passants, moto qui vrombit, et des chevaux au calme olympien. Et, alignées sagement dans leurs splendeur hautaine, les maisons-manoirs imposantes et leurs nombreuses fenêtres. Longer la route avec les claquements des fers en fond sonore, l'odeur des vaches avant de voir ce symbole de la Normandie, et alors savoir qu'on a quitté la ville.


Des cavaliers au marché

Toit normand
Déjà dans les bois, et Reyk qui accélère le pas, car il savait bien, lui, que c'est ici le galop. Avancer à fond seuls dans les bois, se perdre dans l'unique chemin au milieu des feuilles. Plus loin, un rappel du pays, croiser un centre équestre gigantesque, où les bâtiments succèdent aux pâtures et aux carrières, pourtant peuplés de bien peu d'équins. Un brusque changement de chemin, une brève mais rude montée, et une pause pique-nique avec vue sur les verdoyantes ondulations normandes.




Les nuances de la forêt


Aire de pique-nique avec vue
Quand l'automne commence à s'installer, doucement les ors et les bruns se colorent. Légères touches de rouges et d'orangés, et un doux vert qui semble délicatement s'effacer. Quand soudain, débauche de résistance, les verts sombres et les émeraudes des conifères viennent assaillir la quiétude automnale. Retour dans le temps. Mais c'est ici le royaume des feuillus, et la futile tentative des sapins de conserver l'été est vite oubliée en arpentant les chemins de la forêt. En son centre pourtant, elle abrite ses habitants, dont la pâle verdure perdure plus longtemps. C'est en sa bordure que la saison est la plus marquée. Les isolés de la lisière arborent avec fierté ses jaunes de paille et ses bruns terreux.


Le cavalier devra ici se jouer de la boue et des rondins de bois, avancer avec confiance sur des chemins tout en longueur ou parfois bien cachés. Il pourra alors apprécier sur des chemins bien connus de l'instinct de sa monture des galops de course effrénés, et ne jamais se laisser rattraper. Soudain une descente au trot un peu folle, quand l'effet de troupeau se faire sentir, et des gouttières régulièrement espacées que les chevaux franchissent avec agilité. Plus loin, galoper et laisser le cheval qui le sait si bien trouver le chemin.

Repos bien mérité
Parcourir en long et en large les étroits chemins de la forêt, et, tout à coup, reconnaître un autre point de vue sur un chemin déjà croisé. Alors, retrouver la rivière et la musique si particulière d'un pont métallique sous des sabots de fer. Et doucement, rentrer, tout simplement.




Merci à Patrice, Béa, mes compagnons de voyage et toute la troupe équine de l'Epicurie pour ce week-end automnal à cheval.

Alors, vous ai-je donner envie de visiter la Normandie à cheval?

Retrouvez d'autres images et récits de la Normandie à cheval par ici.

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Projet 52 en 2015 - semaine 3: Sucré


C'est reparti pour une nouvelle semaine du projet 52.

Le thème de cette semaine m'a donné envie de cuisiner, puisqu'il s'agissait de "Sucré".

Ce qui donne en image:




Sucré dans le langage des sens rime avec gourmandise, qui à son tour rime avec cookies. Mais hélas, dans l'assiette, très vite, il n'en reste plus que des miettes.


Et pour ceux qui auraient des envies soudaines de sucré, voilà à quoi ressemblaient ces cookies, et là où j'ai trouvé leur recette: http://www.lesfoodies.com/citroni/recette/cookies-americains-extras. Je les conseille avec un mélange pépites de chocolat et nougatine, c'est délicieux et vite dévoré. Bon appétit.




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