Projet 52 en 2015 - semaine 9: Rire

De retour pour le projet 52 cette semaine.

Avec un thème qui m'a rappelé mes voyages: Rire.

C'est ainsi que mon voyage en Mongolie fut ponctué par le regard malicieux et le rire d'un de nos guides et éleveur, Boldo.


Je vous propose donc aujourd'hui de vous évader un peu vers la Mongolie en découvrant le sourire de Boldo.


Et pour prolonger votre voyage en Mongolie, c'est par ici.

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Bien choisir le nom de son poulain - 5 conseils (presque) sérieux



*Mise à jour mars 2017*

Aujourd'hui, je voudrais te parler de quelque chose d'essentiel dans la vie de ton cheval: son nom. Alors d'accord, tu vas me dire que ça va pas changer sa vie qu'il s'appelle Pierre, Paul, Ernest ou Tartine vu qu'il comprend pas le français. Mais quand même, sache que son nom le poursuivra toute sa vie. Il est donc important de bien choisir le nom que tu donnes à ton joli poulain qui vient de naître.


D'abord, il y a quelques règles à respecter: Les poulains nés en France, appartenant à une race gérée par les Haras Nationaux, doivent avoir un nom de 21 caractères maximum, espaces compris, et doivent être déclarés dans les 15 jours suivant leur naissance. Ce nom peut contenir un affixe d'élevage, c'est à dire une partie du nom commune à tous les chevaux nés dans un même élevage. Le nom du poulain doit commencer par une lettre donnée, qui change chaque année. En 2017c'est le H...

Ensuite, place à ton imagination! Mais je vais quand même te proposer un petit guide pour ne pas te tromper dans ce choix crucial.


Conseil n°1: Ne donne pas à ton cheval un prénom humain.


Nathalie, Juliette, Jasmine (Elle, je l'adore, mais pas son nom!)... Je t'ai déjà raconté ici que les mots employés par les cavaliers peuvent parfois porter à confusion pour les non-cavaliers. Alors imagine si ton cheval porte un vrai prénom: "J'ai monté Bob hier, on a sauté, c'était génial, il était en pleine forme et m'a lancé plein de coups de cul". Ai-je vraiment besoin d'en dire plus? Allez, à la rigueur, tu peux choisir un prénom étranger qui ne sonnera pas comme un prénom pour les gens qui ne le connaissent pas.


Conseil n°2: Évite le (mauvais) jeu de mots


Sache que ce petit poulain deviendra grand, et qu'il est fort possible qu'il participe un jour à un concours, ou tout simplement que son futur propriétaire doive le présenter à de nouveaux venus. Alors attention à la prononciation de son nom.



Exemples vécus: j'ai croisé sur les terrains de concours une jument dont je ne me souviens à ce jour que du nom. Et pour cause: elle était née l'année des J, et portait l'affixe "d'aube". Alors, quand "Juste une daube" rentre en piste, forcément, elle marque les esprits! De même, celui que j'ai précédemment surnommé "Milou" a un nom qui se prononce (mais ne s'écrit pas) "Mille défauts". Bonne chance quand on commence dans la vie avec un nom pareil.


Et en conséquence, Conseil n°3: attention aux noms qui définissent une caractéristique.


Je ne sais pas vous, mais moi je rencontre souvent des chevaux dont le caractère est opposé à ce que laisserait penser leur nom. Satan était un ange (du moins tant qu'il n'avait pas à affronter l'effrayante bouteille d'eau), Looping est un vrai maître de manège, Bronx était énergique mais pas nerveux, Roméo est plus peureux que charmeur, Hurricane est doux comme une brise légère, Dynamite est une mamie toute tranquille... La jument la plus méchante et agressive que j'ai jamais rencontrée s'appelait Jetaime!

A l'inverse, les plus joueurs feront tout pour respecter le nom qu'ils ont reçus: Farceur aime à jouer avec ses cavaliers et ne se laisse pas rattraper après les avoir désarçonnés. Filou est une teigne. Et personne n'irai nier que Catapulte sait voler (ou presque).

Éventuellement, tu peux jouer avec la description d'une caractéristique physique. Moby Big est ainsi mon gentil géant préféré. Mais souviens-toi quand même qu'un poulain change beaucoup en grandissant, il ne restera pas toute sa vie dégingandé et maladroit!



Conseil n°4: Sois original, mais pas trop



D'après les Haras Nationaux, il y aurait plusieurs centaines de Licornes en France! Alors, ton défi, c'est de trouver un nom qui sorte de l'ordinaire, pour que ton cheval se fasse remarquer, mais pas trop quand même. Évite les Princesse, mais évite aussi les noms imprononçables, du genre Eyjafjallajökull...

Pense aussi que si ton cheval participe à des concours, quelqu'un devra lire et réussir à prononcer son nom. Et en plus, les jurés de concours ont parfois de l'humour. Alors si ton cheval reste arrêté au milieu de son parcours, tu risques d'entendre qu'"Artik, il est gelé".

Et si tu as l'espoir que ton cheval soit internationalement connu, attention au sens que peut avoir son nom à l'étranger (ou auprès de tes visiteurs venus d'ailleurs). Imaginez ma tête (et ma tentative de retenir un fou rire incontrôlé) lorsque pour mon premier cours en Suisse, on m'a annoncé que je montais Findus. Oui, comme les lasagnes en France! Pas facile à porter par chez nous.



Conseil n°5: Voici quelques pistes de thématiques à explorer pour nommer ton cheval.


Après toutes ces limites et ces contraintes, je te propose quelques idées à suivre.

Tu peux ainsi choisir un nom en rapport avec sa race: Sleipnir, Reyk et Drottning sont bien des Islandais! Ou alors t'inspirer des pierres précieuses, Quartz ou Diamant...


Dédicace ;-)
La nourriture est une thématique très prônée par les cavaliers. Il existe même (au moins) un cheval qui porte un nom de sauce piquante! J'ai aussi rencontré Kisscool, Alza, Chamallow, Myrtille... Dans la même lignée, on passe en mode boissons plus ou moins alcoolisées: Coca, Tequila, Ratafia, Champagne, Blida (Devinez de quelle région je viens rien qu'avec les trois derniers noms. Comment ça, vous ne savez pas ce qu'est un blida?).

Tu peux t'inspirer des lieux d'ici et d'ailleurs, tel un lac russe, une station de ski ou une région plus lointaine, comme l'Indiana. Ou alors, laisse toi aller à des envies d'Histoire: Cléopatre, Melkior, Ramsès, Kéops,...

Pour finir, voici quelques noms jolis et originaux, qui m'ont marqués (mais déjà pris!): Tarentelle, Accroche-Cœur, Bulle, Iqueenko, Swatch, Aquila, Hune...


Et enfin, sache que quoi qu'il arrive, peu importe le nom que tu lui choisiras, quelqu'un trouvera forcément un surnom ridicule pour ce cheval, c'est inévitable. Jaja, 
Mémé, Pépete, Le Gros, Poney, Morue, Kéké, Babak, Bébé, Milou, Tabs, Pie S'Tache (parce qu'il est pie et qu'il a des tâches), etc... Alors, avant tout, fais toi plaisir en choisissant son nom!

N.B.: A l'exception de Pierre, Paul et Eyjafjallajökull, tous les noms cités ici sont vraiment portés par des chevaux. Oui, même Bob! Et même Findus!


Vous l'aurez peut-être remarqué, les chevaux des blogueuses équestres portent souvent des noms qui entrent dans l'une de ces catégories. Sinon, je vous conseille de suivre les liens disséminés dans cet article pour aller découvrir leurs univers et le nom de leurs montures.

Et toi, quel est le nom de cheval le plus original que tu aies rencontré? Quel nom choisirais-tu pour un poulain en 2015 2016 2017?

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Randonnée en Mongolie - 6 : Entre tradition et modernité

La Mongolie est un pays aux multiples facettes. Il est une journée particulière de mon voyage en ce pays qui fut pour moi celle du contraste, celle qui m'a montré toute la dureté et toute la douceur de ce pays: son climat et son peuple.

Vue depuis la yourte au réveil


Il est bientôt temps de dire au revoir au pays des lacs, après que l’aube se soit levée. Partir de ce bout du monde où nous avons vécus au milieu de nulle part pour redescendre vers les steppes.



Les yaks sont chargés, les bouteilles de pastis finies au petit déjeuner pour ne pas s’encombrer. Nous retrouvons le chemin pris à l’aller bien changé, car la météo est venue s’en mêler. Ce sera une première pour moi : rando sous la neige… et derrière les yaks. Petit à petit, les jaunes, bruns et verts se couvrent d’un blanc uni, d’où tranche seul le mouvement des quelques cavaliers que nous sommes. La forêt est belle, parée de ses couleurs d’hiver. Si l’on demande à Boldo, vêtu comme chaque jour de ses éternels del et chapeau, sans gants, il répond comme toujours que « ça va ! ». Pour nous, le repas de midi au chaud sous la yourte d’un ami d’un de nos guides est le bienvenu.


Sommes-nous toujours en Mongolie?

Puis nous repartons au rythme du pas des yaks. C’est qu’ils avancent, malgré leur chargement. Ils sont en liberté devant nous, guidés par la voix. Il est parfois nécessaire à l’un des « conducteurs de yaks » d’aller en ramener un dans le droit chemin, surtout dès lors que la piste a rejoint la vallée, ses grands espaces et ses troupeaux en liberté. Nous installons notre campement en lisière de forêt avec une vue imprenable sur la steppe dégagée devant nous. Un petit « village » de yourtes est installé à proximité, chacun à portée de vue de son voisin mais en gardant tout de même ses distances.
De drôles de panneaux fleurissent au milieu de la steppe

Les yaks rentrent chez eux et je pars avec Boldo chez les nomades. Objectif: contacter nos chauffeurs de 4X4 pour qu’ils sachent où nous retrouver. Dans la yourte, le téléphone portable a sa place: pendu à l’une des poutres du plafond, probablement positionné de façon optimisée pour la meilleure réception. Il y reste d’ailleurs pendant les appels, avec le haut-parleur. Il nous faudra pourtant visiter une deuxième yourte pour réussir à passer l’appel, avec le deuxième thé au lait salé et les biscuits secs et la crème qui l’accompagnent. Lorsque nous repartons vers le campement, une nouvelle tempête s’est levée: visibilité réduite, désorientation complète, mais confiance totale et galop sous la neige exceptionnel.


Monter les tentes face à un tel paysage, c'est magique

On se réchauffe tous autour d’un feu de camp lorsque les 4X4 arrivent: sauvés! C’est alors l’occasion de s’entasser à 9 dans un 4X4 pour partir au ravitaillement pour l’apéro du soir. Ce trajet en 4X4 est une aventure en soi. Creux et bosses, traversées de rivière à gué, chien qui court devant la voiture et qu’il faut éviter…au milieu d’un paysage sublimé par la neige qui a cessé de tomber.



Les magasins de ce pays sont comme le reste: ils ne sont pas signalés. Il faut l’œil d’un habitué pour reconnaître une boutique dans l’une des rares maisons en dur rencontrées. Mais ils n’ont pas ici ce que nous cherchons. Dembe se propose alors pour rejoindre le village le plus proche en moto et nous ramener à boire: 25 km supplémentaires de steppe. Ils sont étonnants ces Mongols! Grâce à lui, de retour au campement, c’est repas et veillée, animée et arrosée, au coin du feu de bois. Après une journée si froide, la Mongolie révèle toute sa chaleur humaine autour des flammes et d'une bouteille de Vodka.





Une nouvelle journée s’éveille avec le lever du soleil. Nous repartons à travers les steppes. Dire que l’on arriverai presque à s’habituer à cette immensité entourée de montagnes et couverte de troupeaux avec de nombreux petits nés au printemps. Parfois même nous croisons des chevaux en liberté à quelques mètres de nous. Le paysage est plutôt herbe rase, sol de roche volcanique affleurante et fossés creusés en d’autres temps par les ruisseaux et rivières. Parfois des arbres forment un bois clairsemé, et c’est au détour de l’un de ceux-là, au cœur d’une clairière qui offre une bulle d’intimité, que nous arrivons chez notre guide Chimid-Dorj. C’est dans sa yourte, avec sa fille et sa femme que nous prenons le repas de midi. Celle-ci prépare d’ailleurs à notre arrivée une spécialité surprenante: le lait est mis à évaporé peu à peu sur le poêle, pour n’en garder que l’essentiel, une substance blanche qui a l’aspect et la texture d’une éponge, et un gout plutôt amer.



Peu après notre départ, nous croisons un troupeau de chevaux qui semble s’intéresser à nous. Ce sont les chevaux de Chimid-Dorj, et leurs appels à leurs compagnons nous suivent quelque temps. Bientôt, nous dévorons les lieues au rythme de la « marche de Genghis Khan », l’allure utilisée par celui-ci pour tester l’endurance de ses soldats. Il s’agit d’un petit trot que les chevaux peuvent tenir très longtemps… mais pas forcément les cavaliers! Boldo anime notre journée en appelant régulièrement Alain, qu’il a surnommé « Owo », grand-père.


Rencontres dans la steppe

Après une petite course au grand galop, nous nous engageons dans une étroite vallée perpendiculaire à la vallée de l’Orkhon. Petite vallée, ruisseau enserré entre deux montagnes, en laquelle bouillonne un concentré de vie. L’herbe y est plus verte, yourtes, hommes, chiens et troupeaux plus nombreux. On y rencontre même un tracteur en train de labourer. Charrue à deux fers et petit tracteur sont à la dimension du champ. D’ailleurs, ici, ce sont les champs qui sont enfermés, quand les bêtes sont en liberté.


Le champ dans son parc

Le tracteur, une soudaine touche de modernité

Plus nous nous enfonçons dans la vallée, plus les signes de la présence humaine se font rares, jusqu’à ce que la piste devienne le dernier témoin du passage de l’homme. Nous sommes seuls au cœur des bois. Puis, soudain, nous atteignons les sources chaudes, des chalets de bois tout neufs…tellement neufs qu’ils ne sont pas encore terminés. Mais il y a tout de même une solution pour se laver: la douche de plein air, à l’eau soufrée des sources chaudes. Mélangée à l’eau froide de la cuve métallique à l’extérieur, celle-ci atteint la température idéale. Ajoutez un tuyau d’arrosage, quelques cavaliers un brin téméraires grisés par les joies du voyage, des maillots de bain, un toit et des rideaux en tissus pour couper le vent glacial, et vous obtenez le bonheur simple d’une bonne douche chaude!


Vallée verte


Voilà, la Mongolie, c'est tout ça, une terre de contrastes, une terre dure mais habitée par des Hommes au grand cœur, une terre si belle à découvrir à cheval.



Retrouvez aussi tous les articles sur mon voyage en Mongolie: récit au jour le jour et conseils.


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À méditer - Le cheval et la machine

Juste une petite citation à méditer pour ce dimanche.

À l'entrée du Grand Palais, Saut Hermès 2012


"Aujourd'hui, à l'époque de la machine, de l'engin ultra-perfectionné avec lequel l'homme a marché sur la lune, le cheval, ce merveilleux compagnon, apporte un peu de poésie dans une vie qui, par la force des choses et des circonstances, devient trop mécanisée."

Nuno Oliveira, 1981



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Projet 52 en 2015 - semaine 7: Passé


De retour pour le projet 52, avec un thème qui me plait beaucoup cette semaine. Parce qu'hier, c'était vendredi 13, et que depuis un peu plus d'un an, j'aime beaucoup les vendredis 13. La raison est liée au thème de cette semaine: mon "Passé".



Le vendredi 13 est un grand jour pour moi: c'est le jour où je suis devenue docteur. Un moment de mon passé dont je suis très fière, mais aussi une étape du passé pour construire mon avenir. Le début d'un nouveau voyage dans ma vie, et en souvenir ce chapeau lors de la cérémonie de remise des diplômes.

Depuis, j'adore les vendredis 13, et je joue au loto seulement ce jour-là, parce que c'est un beau jour dans mon cœur, alors on ne sais jamais!


Souvenez-vous, je vous disais que je suis docteur par ici.

Et pour retrouver toutes les participations au projet 52, c'est du côté de chez Ma'.

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12 bonnes raisons de partir en Irlande

Ah, l'Irlande, cette contrée aux verts pâturages que je rêve de visiter. Qui de mieux placé pour nous parler de ce pays que quelqu'un qui l'a déjà exploré? Alors, aujourd'hui, pour le premier article invité chez Cavali'Erre, je laisse à Alexia, du blog Perspectives Cavalières, le soin de nous donner envie de découvrir ce pays.


A toi, Alexia!


Comme le dit si joliment le guide du routard : "Et si, de la plupart des contrées que l'on visite, on rapporte des souvenirs, c'est plutôt un peu de soi-même qu'on laisse en Irlande… Car, peu importe sa patrie, l'Irlande est celle du cœur." Ayant emmené des touristes en balade à cheval dans cette belle île pendant 3 mois, je confirme qu'on morceau de mon cœur y est resté. Et je pense sincèrement que quiconque ayant l'opportunité de visiter ce pays doit absolument le faire au moins une fois dans sa vie. Voici donc 12 bonnes raisons, pour les cavaliers comme les non-cavaliers, de débarquer dans cette contrée magique  posée au milieu des flots


9 bonnes raisons pour tous


- La pluie. 

Bah, quoi ? Au moins, vous êtes sûr de ne pas rester cloîtré chez vous quand il fait 35°C à l'ombre, ou qu'il est tombé 40 cm de neige dans la nuit. La pluie, c'est quand même bien, isn't it ?

- Les Irlandais aiment bien les français.

Pourquoi ? J'avoue que je n'en sais rien, mais c'est (plutôt !) vrai. Peut-être que parce que nous sommes beaucoup à prendre la peine de leur rendre visite sur leur écrin de verdure, ou même à nous y installer ? Et sans doute aussi parce que nous avons un ennemi commun : les Rosbifs/English !! C'est de bonne guerre… (Mais rassurez-vous, après le match de rugby, nous sommes tous copains pour la 3ème mi-temps qui a lieu dans les pubs et les bars).

- La Guinness (et les pubs, et la musique). 



Pas besoin de développer :).

- Sa lumière incroyable. 

Comme je l'ai déjà dis dans un article précédent, je persiste et signe. La lumière irlandaise est unique, et insuffle une beauté saisissante à cette île.



- Ses paysages âpres et authentiques. 

Dans plusieurs coins (paumés, cela va sans dire), mis à part des moutons, vous ne croiserez pas âme qui vive, et serez entouré de monts rocheux millénaires avec la lande aride (mais si belle et sauvage) à perte de vue.  Pour peu, vous sentez que la Grande Famine qui a frappé le pays n'est pas si loin. Et que le méchant leprechaun qui vous guette pour vous lancer un mauvais sort non plus.

- Sa banofee pie. Et ses scones.

Bon, promis, j'arrête de parler de bouffe. Mais n'empêche, je renoncerais volontiers à mes indemnités chômage rien que pour manger à nouveau un de ces desserts. Même s'ils sont anglais et non pas irlandais à la base, je m'en fou. C'est là-bas que je les aie découverts ! Ah, et goûtez aussi leurs fromages (si si, ils sont très bons !), et fruits de mer (j'aime pas, mais le saumon de leurs nombreux lacs a du mérite j'ai ouïe dire de "mes touristes"). Bref, n'ayons pas peur des mots : oui, il existe une gastronomie irlandaise (au-delà du fish and chips) et elle n'est pas mauvaise ! Même si, rassurez-vous, elle n'égale pas la nôtre. (Quelle chauvine celle-là !)

- Les Irlandais. 

Bavards, gentils, sympas, chaleureux, accueillants, fiers de leur pays… Oui, je suis sérieuse ! Si vous trouvez un méchant Irlandais, appelez-moi !

- Le gaélique irlandais (bah oui, il existe aussi un gaélique écossais et un gaélique mannois).



Il faut savoir que la signalisation routière dans le pays est bilingue… Mais, fort heureusement pour nous petits touristes voyageurs, assez peu d'Irlandais parlent cette langue (ils sont surtout concentrés dans l'Ouest). Mais elle est sympa à entendre, surtout quand elle est parlée par une personne avec un fort accent irish… (Quoi, comment ça vous comprenez pas ce que je dis ?)

- Le prix.

 A l'heure des vols low-cost qui fleurissent partout comme des champignons, il va sans dire qu'un séjour en Irlande vous reviendra moins cher qu'un voyage aux Etats-Unis, en Afrique du Sud ou en Mongolie. L'Irlande, ce n'est pas très très loin de l'Hexagone, alors le tarif des billets d'avion est raisonnable ! De même, le bus est un moyen de transport très accessible sur l'île : j'ai payé 10€ pour faire le trajet Galway-Dublin  (à l'aller comme au retour). Pour traverser le pays d'ouest en est… Qui dit mieux ? 



3 bonnes raisons supplémentaires pour les cavaliers : 



- Le poney connemara.

S'il est mondialement connu, ce n'est pas pour des cacahuètes ! Porteur, donc pouvant être monté aussi bien par des enfants que des adultes, polyvalent, ayant un bon caractère… C'est THE poney par excellence, avec lequel on peut tout faire ! Les irlandais en sont très fiers, et avec raison.



- Les nombreuses infrastructures équestres sur tout le territoire.

Comme tout Pays de Cheval qui se respecte, vous n'aurez jamais beaucoup de kilomètres à faire avant de trouver une écurie, et verrez beaucoup de chevaux en plus de vaches et de moutons dans les prés… L'Irlande, c'est un peu la Normandie mais en plus grand ! Que vous vouliez vous balader sur la plage, faire du cross-country, assister à des courses…  Vous trouverez toujours chaussure à votre pied.

- Le Connemara Pony Show et le Dublin Horse Show.

Si vous partez en août, ne manquez pas un de ces événements ! Le premier se tient à la fin du mois à Clifden, et rassemble tous les amoureux de la race pendant une semaine autour de compétitions, animations et spectacles en tous genres à la gloire de leur poney de cœur. Le second a lieu, comme son nom l'indique, à la capitale, et est en quelque sorte un salon du cheval national sur 5 jours (avec beaucoup de CSO et de hunter, d'éleveurs et…de musique !). 



Avertissements : 



- Interdiction de partir visiter ce pays le temps d'un weekend. C'est bien trop court ! Please, take your time, une semaine est le -grand – minimum.

- Prévenez votre employeur et votre famille que vous partez en Irlande. Eh oui, il y a un risque que vous ne reveniez pas et posiez vos valises là-bas =)… Qu'on se le dise ! 

- Ne restez surtout pas dans les villes. Battez la cambrousse ! Dublin, pas besoin de s'y attarder, de nos jours beaucoup de grandes capitales européennes se ressemblent (c'est pas ça la mondialisation ?). Le cœur de l'Irlande bât dans ses tourbières désolées, ses falaises déchiquetées,  ses lacs éparpillés, son herbe  si verte, ses petites forêts et ses monts rocheux. Un étranger qui n'a vu que Paris connait-il vraiment la France ?



- Les Irlandais n'ont pas oublié leur passé et leur histoire : le conflit Nord-Irlandais avec les anglais, le Bloody Sunday, la Grande Famine, l'opposition protestants/catholiques…  Tout ça est encore très vivace dans beaucoup d'esprits.  " La différence entre l'histoire de France et l'histoire de l'Irlande, c'est que la leur est encore actuelle " est-il écrit sur le blog de Madame Oreille. C'est exactement ça. De même, l'Irlande est toujours un pays très religieux, où l'avortement est interdit par exemple (pour ceux qui ne le savent pas)… Si je vous dis tout cela, c'est pour vous éviter de faire des "bourdes" et de blesser involontairement vos hôtes. Autant dans l'Hexagone,  on peut "rigoler" sur ce genre de sujets, mais là-bas, c'est plutôt sérieux.

Alors, motivé pour lever les voiles, et larguer les amarres ? Prêt à chevaucher un poney Connemara… dans le Connemara ? 




Je ne sais pas vous, mais moi, je suis totalement convaincue, et j'ai encore plus envie de visiter ce pays ... à cheval bien sûr!

Je remercie Alexia pour cet article qui fait voyager, et je vous invite à aller découvrir ou re-découvrir son blog, qui propose des découvertes, des conseils et des réflexions toujours bien documentés sur le monde équestre.

Et si vous aussi, vous avez exploré un pays entre les oreilles d'un cheval, n'hésitez pas à me contacter pour venir nous le conter ici!

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Le parcours le plus court de ma vie

... ou comment figurer sur une vidéo digne de Vidéo Gag


J'aurais voulu vous dire que cet article ne contient pas d'images compromettantes, puisque celles-ci sont disponibles uniquement sur cassette VHS et que ça m'arrange bien. Malheureusement pour moi, ma mère a tout fait pour partager avec vous les images de ce souvenir épique de ma carrière équestre, que vous découvrirez donc en vidéo à la fin de cet article.



Mise en situation

Juin, il y a "quelques" années. Je viens de passer mon galop 4. On me propose de monter deux jeunes pour leur premier concours, ça ne se refuse pas. Le premier, Kisscool, 4 ans, est glissant comme une anguille, mais je le connais bien. Je l'ai eu en pension quelques semaines cet été, donc je l'aime bien. La seconde, 5 ans, saute comme une chèvre, et à l'époque elle me fait un peu peur. J'ai très envie de monter le premier, beaucoup moins la seconde. Bref, je suis stressée, mais quand même trop contente de pouvoir les monter.

Prêts pour le concours, qui aura lieu sur un terrain de foot en herbe (Si, si, pour un concours d'entrainement, c'est possible). Je ferai mon premier tour avec Kisscool. Mais d'abord, une première cavalière s'élance avant moi avec lui. Les obstacles s’enchaînent sans trop de difficultés, jusqu'au moment où ce cher poney décide qu'il est temps pour lui de rentrer voir les copains: ligne droite vers la sortie plutôt que vers la ligne d'arrivée. Bon, je vais devoir me méfier.


Le double effet Kisscool


Voilà, mon tour est arrivé. On est bien échauffé, poney est en pleine forme, je suis confiante. On rentre en piste pour aller saluer le jury, tout va bien. Nous prenons alors le galop. Le premier obstacle est en direction de la sortie, je vais devoir me méfier. Le second est dans la direction opposée, donc à ce moment-là, le danger sera passé. La cloche retentit, nous nous élançons. Premier obstacle franchi sans soucis. Je tourne vers la gauche, je dirige mon cheval, nous sommes dans la bonne direction, le galop est régulier, tout se passe pour le mieux.

Mais soudain, alors que nous passons derrière un mur d'obstacle qui nous dissimule à la vue des spectateurs, Kisscool décide de me faire une démonstration de dressage de la plus haute difficulté. Il s'élance dans un magnifique déplacement latéral au galop vers la droite, et effectue avec panache une sortie de piste digne des plus grands champions.

Bref, j'ai sauté un obstacle, et j'ai effectué le parcours le plus court de ma vie. Pour la fierté de monter les poulains à leur premier concours, on repassera!

Et bien sûr, ce jour-là, mon père avait sorti la caméra.  J'ai donc eu l'occasion de voir et revoir ces images, accompagnées de nombreux fous rires. Heureusement, cette vidéo mémorable n'a jamais été envoyée à Vidéo Gag. Mais, par contre, rien que pour vous, la voici! N'oubliez pas de mettre le son!






Et pour les ignares jeunes qui ne connaissent pas le double effet Kisscool, allez donc voir la pub du lapin.


Morale de l'histoire:


Heureusement pour moi, mon deuxième tour avec une jeune ponette s'est beaucoup mieux passé, nous avons terminé le parcours et fait tomber une seule barre. C'est ce jour-là qu'elle a pris une place particulière dans mon cœur. Le reste n'est qu'histoire... Vous l'aurez peut-être deviné, elle s'appelait Jasmine (et si ce nom ne vous dit rien, je parle d'elle et ).

Alors, choisissez bien vos compagnons équins, et méfiez-vous toujours du double effet Kisscool!



Cet article participe à la 14éme édition de la Cavalcade des blogs, organisée par Amélie, qui tient un "vrai" blog cheval (selon ses dires), et nous demande de la faire rire en lui racontant notre pire FAIL équin (ou le meilleur, j'hésite encore sur la classification de cette aventure).

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Projet 52 en 2015 - semaine 6: Pain

Cette semaine, le thème du projet 52 est Pain.

Ce thème, je dois l'avouer, ne me parlait pas vraiment, j'étais un peu perdue. Et puis, on m'a aidée et la solution s'est imposée. Je n'étais plus perdue, mais le pain, oui! Miam!





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Détail ... and Co. - Les Jolies Plumes #8

Aujourd'hui, je vous propose de voyager avec les mots, pour ma première participation à l'atelier d'écriture des Jolies Plumes. Saurez-vous deviner le thème de cet atelier de février à la lecture de ce texte?


Logo Les Jolies Plumes by Cavali'Erre

Une visite au marché


"Attention, attention, Mesdames et Messieurs, venez découvrir le grand marché Détail and Co., le marché où tous vos rêves deviennent réalité. Chez Détail and Co., ce sont les détails qui comptent. Des marchands sélectionnés pour leur minutie, car chez Détail and Co., c'est le détail qui fait toute la différence! Venez donc voir par vous-même. Regardez ce téléviseur 3DInside, ce n'est pas un simple téléviseur, non, il a le détail qui le rend exceptionnel, celui qu'on ne trouve que chez Détail and Co.! Une véritable expérience interactive, vous ne regardez plus un film, vous le vivez de l'intérieur, grâce à sa technologie innovante qui vous projette à l'intérieur du décor! Un détail que vous ne trouverez nulle part ailleurs, car chez Détail and Co., vous trouverez forcément votre bonheur! Regardez donc cette magnifique batterie de cuisine, ne vous fiez pas à vous apparence, elle aussi a le détail qui la rend unique, une résistance à toute épreuve, plus aucune éraflure, jamais cabossée! Allons, Mesdames et Messieurs, n'hésitez plus, venir découvrir l'exceptionnel marché où le détail fait la différence! De l'aspirateur que vous n'avez plus besoin de vider aux toilettes autonettoyantes, de la fleur qui ne fane jamais à l'horloge qui ne retarde jamais, toutes les technologies révolutionnaires sont chez Détail and Co., pour vous rendre la vie quotidienne plus douce dans ses moindres détails!... Mesdames, plus le temps de cuisiner? L'avant-gardiste MultiCookandWash vous préparera des petits plats dignes des plus grands chefs cuisiniers, et bien sûr, un détail mais non des moindres, il fera lui-même toute la vaisselle. C'est notre devise ici: "Un détail pour changer une vie"! Découvrez donc notre extraordinaire marché à ciel ouvert, qui vous offre uniquement des marques sélectionnées avec le plus grand soin par nos experts. Et grâce à la BullePerméable, notre marché est accessible et agréable par tous les temps. La BullePerméable, une exclusivité Détail and Co., pour tout laisser passer ou retenir selon vos envies, être dehors en restant à l'abri de la pluie et bien au chaud, un détail qui a son importance! Venez découvrir notre jardin zen au cœur même du marché, grâce à la mini BullePerméable, réglable dans ses moindres détails et au fleuriste FleurEver, qui propose ses créations incroyables et durables, au parfum inoubliable! Détail and Co., c'est le marché où vous trouverez votre bonheur. Ici, les meilleurs confiseurs feront découvrir à vos enfants des sucreries qu'ils ne pourront oublier, avec leurs goûts sans pareils. "Un détail pour changer une vie", c'est notre crédo, chez Détail and Co.! Ici, vous trouverez forcément votre bonheur. Alors n'hésitez plus, Messieurs-Dames, venez visi..."


Clélia referme brusquement le flyer tridimensionnel interactif qu'elle a attrapé machinalement en quittant le "Grand Marché Détail and Co.". Elle se demande vraiment comment fait ce bonimenteur peut espérer convaincre le public avec un tel discours. Et surtout, elle n'a pas vraiment remarqué les mêmes détails. C'est vrai que le téléviseur était impressionnant. Elle s'est sentie dans le film: une scène de bataille dans un Western. Un grondement lointain qui s'amplifie progressivement avant de devenir les tambourinements de centaines de sabots d'Indiens lancés au galop, des flèches qui fusent jusqu'à lui siffler aux oreilles. Mais elle se rappelle surtout le moment où elle s'est jetée à terre en voyant un cow-boy diriger son pistolet vers elle, et le rire moqueur du vendeur à sa réaction. Bref, pour Clélia, le détail en plus, cette fois-là, c'était un peu trop!

Elle s'est alors promenée dans les allées du marché, caressée par la chaleureuse lumière du soleil sur sa joue. Les toiles couvraient les étals de leurs ombres délicatement colorées, variations de l'arc en ciel toutes en subtilités, version chromatique de la diversité des marchandises proposées.


Elle s'est laissée bercer par les holà des vendeurs qui alpaguent le chaland, le bourdonnement des machines en démonstration, le brouhaha des conversations dans les allées, le cliquètement des pièces de monnaie et les rires qui carillonnent soudain dans l'air. Au loin, un tambourinement mélodieux qui attire ses pas, et les classiques du rock-percussion qui semblent joués avec une batterie aux inhabituelles sonorités tintinnabulantes. Pas de doute, cette batterie de cuisine résiste aux chocs répétés!


Ici comme ailleurs, les stars sont les restaurateurs. Difficile de résister à cette odeur qui vient soudain chatouiller les narines, la chaleur croustillante du pain, comme un arôme de bonheur. Et que dire du confiseur! C'est une débauche de couleurs, une danse de rondeurs, comme un prélude à un millier de saveurs.


Soudain le sourire illuminé d'une enfant à qui l'on tend une friandise, et Clélia retrouve son enfance. Ce rituel partagé seulement avec sa grand-mère, la sucette toujours, goût coca s'il-vous-plait. D'abord cet emballage bleu, sa couleur préférée, et le plastique qui colle et qui crisse et qui se crispe. La bataille de ses petites mains agiles pour libérer la sphère parfumée, et le froissement du papier qui irrite tant sa mamie. Alors elle dévore des yeux la petite perle brune au bout de son bâton, encore un petit moment qu'elle fait durer, avant de la goûter du bout de la langue.


Et c'est sur les lèvres de Clélia que désormais se dessine le sourire qui illumine, alors qu'elle tourne et vire dans le monde du grand marché. Ses pas qui la guident au gré de ses flâneries vers cette jolie bulle pour se ressourcer, jardin de silence au cœur d'un marché intense. Une bulle miroitante au frissonnement argenté, qui caresse telle une plume quand elle est traversée. Et soudain, le silence. Le bourdonnement d'une abeille qui lui chantonne à l'oreille, comme pour souligner l'absence du tumulte permanent des cris des hommes du marché si proche. Ce parc au cœur du marché est un océan de verdure et de sérénité. Le fragrance de la menthe qui se mêle au bouquet parfumé des herbes aromatiques et à une trace d'amertume apportée par les conifères. Émeraudes, jades, et céladons s’enchaînent en un dégradé de verts apaisants, ponctués de touches pétillantes de rubis, d'ambres et de grenats, fleurs précieuses.

Et c'est ainsi, le cœur enchanté, que Clélia a quitté le grand marché Détail and Co. . Et si elle n'y a rien acheté, c'est bien dans ses détails qu'elle y a trouvé son bonheur.



C'était ma première participation à l'atelier d'écriture des Jolies Plumes. Le thème était: "les petits détails, la description. Décrivez un moment de la vie de votre personnage que ce soit quelque chose de routinier ou de plus exceptionnel voire même d'unique. Pour vous aider à rendre crédible votre texte faites appel aux cinq sens : décrivez ce que votre personnage voit, respire, touche, entend, ressent, pense, mange."

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