{Test} Laboa, le sac-ceinture pour cavaliers et voyageurs

Depuis le début de l'année, je vois parler du sac Laboa sur les blogs équestres (ici et et et ici et là aussi, avec un bon de réduction). Un sac qui se porte autour des hanches pour tout avoir à portée de mains? J'ai craqué et testé pour vous!

En Pologne avec Lawina et mon sac Laboa

Mes critères pour une alternative au sac banane


L'année dernière, lors de mon voyage au Sénégal, j'ai passé ma semaine à cheval avec un sac banane pour garder toujours sur moi mon argent et mes papiers. Pas très classe, et surtout inconfortable, surtout après plusieurs heures en selle. Pas pratique non plus par exemple pour se pencher pour curer les pieds.

Tout, mais pas ça! Au Sénégal avec Molnai et mon sac banane

Je cherchais donc une alternative, avec ces quelques critères:

- un sac léger et peu encombrant pour pouvoir le garder à cheval

- un sac "multifonctions", que je puisse aussi utiliser notamment pendant mes déplacements avant et après la randonnée, et pour avoir passeport et billets sous la main à l'aéroport

- un sac qui se fait oublier, donc ne gêne pas, même au grand galop

- suffisamment de place pour y mettre au moins mes papiers et un téléphone

- des poches qui ferment bien, il ne s'agirait pas de perdre le téléphone en court de route

- un système d'attache fiable, là encore pour les grands galops (et les trots qui secouent!)

Le sac ceinture de la marque Laboa me semblait réunir tous ces critères, et en plus il m'a été conseillé par beaucoup de ceux qui l'ont testé quand j'ai posé la question sur Facebook.


Le sac ceinture Laboa, c'est quoi?

Photo de la boutique en ligne Laboa (Non, je ne sais pas faire de photo comme ça!)

Le principe de ce sac est assez simple, mais il fallait y penser. Il est fait d'une seule pièce, sous forme d'une ceinture avec une grande poche fermée par une fermeture-éclair de chaque côté, ainsi que deux poches plus petites à velcro sur les deux grandes poches, avec plusieurs couleurs. La fermeture se fait par un grand velcro auquel s'ajoute un lacet.
Photo de la boutique en ligne Laboa

Le test


J'ai acheté ce sac pour partir en randonnée à cheval en Pologne. Il m'a donc servi lors du trajet et à cheval sur place, à raison de plusieurs heures par jour.

Après une semaine d'utilisation intensive, je peux en conclure que ce sac est extrêmement pratique. Il sait se faire oublier tout en étant présent dès qu'on en a besoin.

Les poches à fermetures éclair sont très grandes: mon appareil-photo y tient sans soucis, ce qui m'a permis de vous faire plein de photos à cheval. Par contre, l'ouverture est très près du corps, donc la fermeture est assez serrée, ce qui frotte le dos de la main quand on veut y prendre quelque chose. Ce qui doit être pratique pour éviter les pickpockets, mais l'est moins pour sortir un appareil photo un peu encombrant. 

La fermeture à velcro de la ceinture est très solide et tient très bien, malgré les secousses des allures dynamiques. L'attache à lacet permet de rassurer plus qu'autre chose. 

Le sac Laboa, testé et approuvé au galop de Lawina

Si le contenu des poches est assez léger, le sac ne bouge pas du tout au trot et au galop. Si ce contenu est un peu plus lourd, on le sent un peu, mais ce n'est pas très dérangeant. Par contre, évitez d'y mettre du matériel trop fragile, car il sera secoué. Il faut aussi faire attention à équilibrer le poids entre les deux poches pour éviter que le sac tourne.

Mon seul moment d'inquiétude: quand il s'est mis à pleuvoir, j'ai réalisé que le tissu n'est pas épais et pas du tout imperméable, donc pas top pour le téléphone et l'appareil-photo. Un tissu ou une doublure imperméable serait un vrai plus. 

Pas très rassurée dans l'eau


J'ai aussi beaucoup apprécié ce sac en voyage: les papiers sous la main à l'aéroport, pas besoin de fouiller partout à chaque fois qu'on nous les demande. Par contre, il devient gênant quand on est assis dans une petite place, entouré d'autres personnes, comme par exemple dans l'avion.

Selon le site de la marque, le sac doit se porter au niveau des hanches. J'ai pour ma part la sensation qu'il est assez bas. C'est bien quand on marche, mais à cheval je le trouve parfois gênant. J'avais pourtant choisi la taille selon les critères proposés sur leur site internet, mais je pense que je prendrais la taille en-dessous si je devais en racheter un pour l'utiliser à cheval.

Et en plus, le sac est joli et discret: beaucoup moins moche qu'un sac banane informe!

Avantages/Inconvénients


Pour résumer le sac ceinture Laboa:

Les avantages: Polyvalent, utilisable à cheval et à tout moment dans un voyage; léger; pratique; confortable, même au grand galop; joli; simple et efficace; le prix (25€); les grandes poches.

Discret et élégant

Les inconvénients: fermeture de la poche un peu trop serrée, pas imperméable; taille pas si facile à choisir.

Mon avis: un super sac multifonctions pour tous, pas seulement les cavaliers.


Je crois que c'est assez clair: j'ai totalement adopté ce sac, et pas seulement à cheval. Depuis mon retour, je l'ai aussi testé en quad, et il tient très bien. Même pour aller simplement se promener sans s'encombrer, c'est parfait, parce que c'est un sac qui se fait oublier.

Bref, je recommande chaudement le sac ceinture Laboa pour tous ceux qui aiment bouger, voyager ou monter à cheval!

Et vous, vous l'avez testé? Ou vous avez envie de l'essayer?

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Souvenirs de Pologne à cheval: un jour, une image

Me voilà (déjà) revenue de vacances. Comme Amaya l'a deviné, j'étais partie une semaine en Pologne. Et plus précisément, j'ai goûté aux galops endiablés dans les plaines ondoyantes de Poméranie.
 
Pour partager avec vous un peu de mon voyage, je vous propose aujourd'hui une photo pour chaque journée que j'y ai passée.

  • Dimanche après-midi: arrivée à la maison d'hôtes qui m'accueille pour la semaine et découverte des environs. Un lieu de calme, de verdure et de lacs où il est possible de se baigner.

Ça donne envie, non?

  • Lundi: Première rencontre avec les chevaux, première balade de découverte entre prairies, forêts et champs pas encore tous fauchés.
 
Trop facile pour les chevaux de chiper de la bonne avoine ici!



  • Mardi: Levés tôt pour profiter d'une longue promenade dans la fraicheur du matin. L'après-midi, promenade dans les sous-bois ombragés qui parfois soudain s'ouvrent sur des prairies fauchées, et alors un long galop nous mène au sommet pour observer les environs.

La campagne si calme qui ondule à nos pieds et ses balles de foins omniprésentes


  • Mercredi: Rando à la journée décalée pour profiter de la fraicheur. Départ aux premières lueurs pour un petit déjeuner dans une écurie éloignée, et retour en début d'après-midi et repas avant de profiter du lac pour se rafraichir. Les foins sont définitivement trop tentants pour se retenir d'y galoper.

GA-LOP!


  • Jeudi: Longue matinée de promenade, encore des galops endiablés. Et dans la chaleur de la fin d'après-midi, baignade magique avec des chevaux qui n'ont pas peur de l'eau. 
 


  • Vendredi: Premier jour d'une rando de deux jours. Nous dévorons les kilomètres, souvent dans des chemins bordés de bosquets des deux côtés, qui tendent leurs branches pour nous caresser la tête. Traversée aussi de villages, surprenants par leur architecture, où les immeubles en blocs carrés côtoient les maisons plus ou moins entretenues et les machines agricoles brinquebalantes.

Traversée de village, rares routes goudronnées


  • Samedi: Dernière journée à cheval trop vite venue, retour à la maison d'hôte au galop de chevaux qui sentent l'écurie. Petite pause de midi au bord d'un de ces lacs aux eaux lumineuses et rafraichissantes.


Lawina se désaltère après l'effort


  • Dimanche: Jour du départ pour certains, jour de repos pour d'autres.





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Préparer sa valise de cavalier randonneur: checklist à télécharger et mini-concours

C'est les vacances! Et oui, à l'heure qu'il est, je suis probablement en train de cavaler à dos de cheval entre lacs et plaines! Ceci est donc un billet programmé ;-)

Je voulais en profiter pour partager avec vous mon expérience de la préparation d'un voyage à cheval, et en particulier vous aider à répondre à cette grande question: je mets quoi dans ma valise?



Alors voilà quelques astuces testées et approuvées par mes soins, en particulier pour un voyage à l'étranger:

- Prévoir un sac de type banane ou sac ceinture. Très utile dès l'aéroport pour retrouver facilement passeport et billets d'avion, et ensuite à cheval pour garder ses papiers et son argent sur soi. Je vais tester le sac ceinture Laboa, sur lequel j'ai beaucoup lu d'articles ces derniers temps, je vous en dirais des nouvelles!

- Prévoir une technique pour garder toujours votre appareil photo à portée de main à cheval. Personnellement, j'attache la housse aux passants du pantalon  avec un lacet, et à la ceinture si j'en ai une. Avec toujours deux points d'attache au cas où!

- Prévoyez un mini-oreiller, type coussin pour enfant, à la fois pour l'avion et pour les soirs où le couchage sera moins confortable. Mon oreiller Charlotte aux Fraises est tiptop pour mettre avec un duvet sans prendre trop de place dans mon sac!

- Mettez une paire de boules quies dans votre valise: vous ne savez jamais où vous allez dormir. En Mongolie par exemple, les chiens peuvent aboyer toute la nuit!

- L'astuce pratique si vous n'avez pas de douche tous les jours (souvenir de Mongolie!): les lingettes pour bébé. Ça sert à tout, ça permet de faire un minimum de toilette, et ça rafraichit!

- Mesdemoiselles, vous le savez sûrement déjà, mais c'est encore plus vrai quand vous passez 5 ou 6 heures à cheval par jour: prévoyez des soutiens-gorges ou brassières de sport avec un bon maintien!

-Choississez des chaussures de randonnée hautes plutôt que des boots: c'est plus confortable, et elles vous seront très utiles si besoin de marcher pour soulager le cheval en montée/descente. Attention, pensez à vérifier que vos chaps passent dessus, car ce sont souvent des chaussures plus larges que des boots classiques.



Et pour finir, il y a beaucoup des choses auxquelles il faut penser, alors j'ai décidé de partager avec vous la checklist que j'ai utilisée pour faire ma valise! Vous pouvez la télécharger ici.


*** Mini-concours ***

Et comme je pense à vous même en vacances, je vous propose un petit jeu: à vous de deviner dans quel pays je suis. Le premier à trouver recevra une carte postale de mon voyage. Un indice? C'est un pays d'Europe dont je n'ai pas encore parlé sur ce blog... (Désolé pour ceux qui savent, vous ne pouvez pas participer, mais vous pouvez toujours laisser des indices si personne ne trouve! Et bien sûr, un seul essai par personne, pour les petits malins qui ont pensé à m'écrire toute la liste ;-) )

Alors, à votre avis, dans quel pays je suis en vacances à cheval?

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De la steppe à la ville - Randonnée en Mongolie 8

Après 10 jours passés à cavaler dans les steppes de Mongolie, le temps du départ était venu. Mais le retour à  la civilisation fait lui aussi partie intégrante du voyage. Souvenirs.
 
Le coude d'Uurt, dans la vallée de l'Orkhon

Ce matin, les rares courageux descendent un sentier escarpé pour rejoindre la rivière qui cache une source naturelle d’eau pétillante. Les autres, surplombant la vallée de l’Orkhon, admirent un magnifique panorama sur le coude d’Uurt, où la rivière, enserrée dans un profond lit de roche, s’oriente soudain vers d’autres horizons. Nous prenons en 4X4 la direction d’Oulan-Bator, avec les connaissances du terrain de nos guides comme seul GPS. Musique et chants mongols animent le trajet. Nous avons l’occasion d’emprunter une piste « 4 voies », où les 4X4 se coursent côte à côte, avant de rejoindre la route auprès d’une ville. 

Vue du bivouac du coude d'Uurt
Quand les courageux descendent à la rivière, les chauffeurs les observent

Progressivement, le paysage se transforme: les montagnes s’éloignent et s’abaissent pour n’être plus qu’un souvenir à l’horizon. La plaine devient moins rocailleuse et s’étend petit à petit dans toutes les directions, le sol devient poussiéreux et l’herbe s’assèche. Les signes de la présence humaine deviennent plus prononcés. D’abord, les longues lignes électriques qui s’étendent en ligne droite à perte de vue dans la plaine, avec leurs poteaux de bois aérien fixé à un poteau-support en béton enfoncé dans le sol. 

Le long de la route, nous croisons parfois quelques maisons de bois alignées, parfois un magasin et une station-essence, voire quelques yourtes qui font resto-route, et d’où les femmes sortent en faisant de grands gestes pour nous inciter à choisir leur « restaurant ». Une constante pourtant: les troupeaux, chèvres, moutons et chevaux, vaches plutôt que des yaks à cette altitude, et leurs éleveurs dont les yourtes sont  parfois aperçues. 



Le midi, ce sont les dunes de sables du mini-Gobi que nous retrouvons et découvrons pour le repas. Quelques dizaines de mètres de largeur pour ce désert en concentré, comme pour rappeler par contraste la force de la vie qui anime les steppes. Plus tard, nous croisons une ville, avec ses maisons de bois aux toits colorés côtoyant les yourtes. En fin de journée, les plaines se couvrent d’immenses champs, encore couverts, en ce début du mois de juin,  du chaume de l’été précédent, ou noirs de terre juste travaillée, et parfois visités par les troupeaux.



Les dunes du Mini-Gobi, mini-désert
 
Un désert en bordure de steppe
Pour notre dernier bivouac, nous installons le campement près de la réserve de Hustaï, paradis protégé où nous observons marmottes et chevaux de Prjevalski. Le soleil couchant teinte le ciel de notre repas d’une belle couleur orangée.
Les chevaux de Prjevalski, protégés et revenus à l'état sauvage: défense d'approcher

Le lendemain, nous rejoignons Oulan-Bator. Après la steppe des jours précédents, le monde semble sens dessus-dessous. En bordure de la capitale, beaucoup de maisons de bois aux toits colorés, entourées de palissades de bois comme dans les autres villes que nous avons croisées. Mais Oulan-Bator est bien plus grande, une ville de contrastes. On y trouve aussi des immeubles, souvent délabrés, surtout en périphérie, et beaucoup de terrains vagues. C’est au centre ville qu’une modernité galopante nous rattrape. Le bonheur d’une vraie douche chaude à l’hôtel, et le restaurant et ses spécialités de beignets de mouton. La ville est envahie par la foule: c’est jour férié, la fête de la femme et des enfants. Les rues et les places sont noires de monde.


Dans Oulan-Bator
En début d’après-midi, visite du musée d’histoire mongole, qui nous rappelle que l’empire mongol s’est étendu très loin grâce à Genghis Khan, « l’homme du millénaire », et un héros du pays. Après quelques slaloms dans les bouchons, c’est l’occasion d’une courte pause souvenirs, avant d’assister à un spectacle de chants et danses folkloriques. Costumes et chants sont magnifiques, étonnants, inattendus, venus de très loin et ancrés dans ce mode de vie que nous avons touché du doigt l’espace de quelques jours. Les habits rivalisent de couleurs. Comme les temples, ils animent et révèlent la joie d’un peuple dans un monde presque monochrome. 
 




Après un resto barbecue, nous finissons la soirée et le séjour par un karaoké privatisé, avec Yerrult, le directeur de l’agence qui est venu nous rejoindre, Ash notre traducteur, et nos deux chauffeurs. Là, dans cette petite pièce rien que pour nous, les chants et les cœurs s’entrelacent pour quelques moments de bonheur partagés.
Karaoké privé

Le lendemain, après une nuit courte et un réveil précipité, nous retrouvons l'aéroport. Le vent semble entendre notre envie de rester encore un peu, clouant notre avion au sol pendant plus d'une heure avant de se résoudre à nous laisser décoller. 

C'est ainsi que s'achève un voyage inoubliable, qui m'a laissé des souvenirs magiques et des rêves de liberté.
 

Retrouvez aussi tous mes articles sur la Mongolie ici.

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