Berne - Premières impressions

Bern(e). Ma nouvelle ville. Découvrir un nouveau pays et une nouvelle ville où l’on va vivre est bien différent de les découvrir en voyage. L’inconnu devient une source de questions et d’interrogations sur la nouvelle vie qui s’annonce, le stress et les obligations prennent le pas sur la découverte. Pourtant, j’ai eu envie de découvrir cette ville avec les yeux émerveillés du voyageur. Alors quelques heures, j’ai délaissé mon habit de jeune emménagée pour partir visiter ma nouvelle ville. Et j’ai rencontré une ville que j’ai envie d’explorer, et où j’ai envie de vivre (ça tombe bien !). Premières impressions sur une nouvelle vi(ll)e.


Berne, capitale fédérale, et pourtant si différente que la Capitale française que j’ai trop connue. La modernité fait ici face à la tradition, des chalets à l’ancienne et des toits traditionnels face aux immeubles à la géométrie moderne trop carrée. Le tout enveloppé d’un couvert de verdure aux accents automnaux. Des hauts et des bas, des bas et des hauts, entre les constructions parfois l’œil rencontre au loin les montagnes enherbées. Les parcs ouverts nuit et jour, et soudain la perspective. Le regard qui dégringole sous la rambarde, et la rivière et ses voisins là en bas. Capitale tout en courbes et de douceur chaleureuse. Seule la langue ici parlée est rude, insaisissable. L’envie d’explorer ces contrebas qui se dérobent à l’œil.

Reflets sur l'Aare

Mon appartement près de tout, aux côtés du centre-ville. Juste le travail est un peu plus loin, mais avoir les moutons en face de son bureau en plein dans une capitale européenne, ça n’a pas de prix ! 


Partir de chez moi, me laisser entrainer dans la descente. Une école au milieu des arbres, au loin un bâtiment officiel et ancien surplombe la ville. Ces verts fades sur les feuilles qui s’éteignent comme pour laisser place aux rouges et ors automnaux qui s’éveillent. À peine plus loin, tout en bas, ce grand parc qui est l’été une piscine de plein air. Des courageux bronzent sur les planches en cette journée fraiche mais ensoleillée. Tout autour, innombrables les cabines aux portes de bois passé se tiennent au coude à coude, comme pour garder ce trésor de nature de la ville avoisinante, qui pourtant le côtoie sans le menacer.


La piscine du Marzili surplombée par le Parlement

Soudain la voilà, la responsable de ces altitudes différentes. L’énergique et limpide rivière Aare, qui trace son cours sans se soucier des hommes. Quelques escaliers mènent à son chevet, pour tester ceux qui oseront braver son courant puissant. Je quitte le parc Marzili pour l’accompagner. Pour la traverser je pourrais prendre ce petit pont ici qui la caresse presque, où l’autre tout là-haut, celui qui fait le dos rond de sa colonne de métal pour éviter de trop s’approcher. Mais je choisis de la longer seulement, et de profiter des aperçus sur le lointain que son passage me donne. Quand sa route est barrée par l’Homme, elle franchit l’obstacle en grondant, au grand plaisir d’un pêcheur qui l’attend juste après sa chute.


Pont et barrage

Ici, les maisons ont des coiffures de Playmobil!

Je laisse alors l’Aare à son combat bruyant avec le barrage, et lui tourne le dos : la pente qui longe la rivière est raide mais habitée. Entre deux immeubles pourtant, bien caché se trouve un escalier. Vulgaire escalier de pierre qui tente de se faire le plus discret possible pour ne pas se révéler à tous. Seulement après quelques marches et quelques détours, la pierre cède la place au bois. Marches de bois sous un toit protecteur de la même matière, une ascension anachronique dans une pénombre aux lumières allumées même de jour, qui serpente entre les constructions. Presque en haut, des persiennes donne un dernier aperçu sur la rivière bordée de l’autre côté par la forêt.


Petit escalier de bois qui serpente sur la pente

Mais ici c’est la pierre qui prédomine. J’ai atteint le centre-ville, l’âme de Berne et le cœur de sa vie. Drôle d’uniformité dans la couleur grisâtre un peu triste des façades, mais une profusion d’arcades et de sculptures comme pour démentir cette austérité de teinte. Rues pavées, larges arcades pour abriter les piétons, à chaque bâtiment son style. Ronde ou carrée, fine ou large, sculptée ou lisse, chaque arcade proclame sa spécificité, surtout ne pas trop ressembler à sa voisine, tout en lui restant liée. Dans l’ombre des arcades se trouvent de nombreux magasins, et des armoires de verres au bord de la rue proclament leur présence. Entre les arches, de nombreuses portes penchées, comme des accès fermés à un monde souterrain et inconnu. Les rues se peuplent à nouveau, et à la rudesse du suisse-allemand-bernois se mêlent de nouvelles langues que parfois je comprends.


Arcades bernoises

Des arcades qui s’étirent ainsi dans toutes les directions et courent les rues. Parfois seulement une église aux formes élancées ou une tour de l’horloge imposante viennent troubler leur fier ordonnancement. Dans les rues des traces parallèles, au sol et dans le ciel, marquent le passage régulier des bus et des trams, dont le rouge éveille la vieille ville. D’ailleurs la gare est leur domaine. Une vague haute couvre ce cœur de ville où les longs véhicules se croisent en un ballet finement chorégraphié. Autour les Hommes se croisent et s’entremêlent dans des directions jamais prévisibles.



Laisser mes pas me porter plus avant, m’éloigner de l’animation du centre-ville. Croiser des drapeaux géants aux couleurs de pays qui n’existent pas, une ambassade des Etats-Unis aussi austère que le garde qui la surveille, une drôle de maison comme un fragment de montagne posé en ville, fièrement nommée « La Prairie », et un petit parc toujours ouvert avec une fontaine à l’eau chantante. Bientôt je retrouve un chemin qu’en quelques jours j’ai appris à reconnaitre, celui qui résonne comme le chemin de ma nouvelle maison. Marcher alors encore entre les immeubles, et puis retrouver cet appartement que je continue de m’approprier.

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Reflets d'automne - Instantanés Singuliers

Rouges, ors et bruns,
Oranges étincelants,
Reflets scintillants,
A l'automne l'Aare se pare
De couleurs avec art.
Sous quelques feuilles d'automne une rivière,
et le bonheur est dans l'air.



Au cœur de Berne coule la rivière Aare, serpent de nature sauvage doré par les couleurs d'automne. Voici un premier aperçu de ma nouvelle ville, pour les Instantanés Singuliers de Marie Kléber.


Photo prise cet après-midi au cours d'une promenade, et voici une deuxième photo avec laquelle j'ai hésité.

 
Pour vous montrer la vitesse du changement de couleur des arbres, ces deux photos ont été prises à 3 semaines d'intervalles.

 
Si vous découvrir avec moi cette nouvelle ville où je viens de m'installer, rendez-vous jeudi à 16h sur le blog!
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Quelles vacances pour nos chevaux?

Donner des vacances à nos chevaux? Une idée bien tentante quand on sait à quel point nous même apprécions nos vacances. Pourtant, est-ce vraiment une bonne idée? Pour la nouvelle édition de la Cavalcade des blogs, Julie, du blog Carnet d'une cavalière, nous invite à raconter les vacances et la rentrée de nos équidés.


Il est vrai que j'ai plus tendance à faire travailler les chevaux pendant mes propres vacances, puisque c'est alors que je pars randonner sur leur dos, mais je me suis tout de même interrogée sur ce que représentent les vacances pour nos amis à 4 sabots.

Commençons par le commencement: une petite définition.
Vacances: Période plus ou moins longue pendant laquelle une personne cesse toute activité professionnelle pour se reposer, se détendre (source: CNRTL)

Autrement dit, pour nous humains, des vacances, c'est un changement dans notre rythme quotidien et une pause dans nos activités. Un changement qui pour nous rime avec diminution du stress. Mais les chevaux, eux, sont très sensibles aux changements. Alors un changement brutal dans leurs habitudes, c'est, à l'inverse de nous, plus une source de stress que de détente.

Un changement d'environnement stressant


Les vacances de nos chevaux sont souvent synonymes de mise au pré pour l'été. Donc une accumulation de sources de stress: transport + changement d'environnement. D'ailleurs, moi aussi, quand je prends l'avion pour une destination inconnue, je stresse. Et à l'arrivée, la découverte d'un autre pays, d'une autre culture peut parfois être très troublante. Alors pour un cheval, qui en plus ne sait pas à l'avance ce qui va lui arriver, le départ en vacances n'est pas vraiment reposant!

Un nouvel environnement, même pour des vacances, peut être source de stress pour un cheval

Ensuite, ce changement d'environnement s'accompagne d'une modification radicale du régime alimentaire: de 3 repas de granulés par jour à l'herbe à volonté. Une modification brutale qui peut affecter leur digestion et peut parfois être source de coliques.

Heureusement, il est possible d'atténuer son stress en lui laissant des repères familiers. A commencer bien sûr par la présence de son humain référent, en qui il a confiance et qui pourra le rassurer. Mais aussi par exemple en le mettant au pré avec ses copains d'écurie.

Avec un copain, on a moins peur des gens bizarres dans notre pré

Sachant que ce changement ne sera que provisoire, que le retour à l'écurie imposera une répétition de ces sources de stress, il convient de s'interroger sur la nécessité de l'imposer à notre cheval. Que va-t-il y gagner? Est-ce ainsi que l'on conçoit des vacances?

Évidemment, cette question ne se pose pas pour les chevaux qui vivent au pré toute l'année. Mais les vacances, c'est aussi une mise au repos.


Une pause dans le travail du cheval


Les vacances, c'est fait pour se reposer, tout le monde sait ça. Donc, si on met son cheval en vacances, on arrête de le faire travailler. Pfiou, d'un seul coup, comme ça, plus d'exercices d'assouplissement, plus de travail sur l'endurance, plus d'entretien de la musculation. Encore un changement de rythme pas forcément évident à comprendre pour le cheval.

De plus, qui dit arrêt du travail, dit perte de masse musculaire, d'autant plus s'il est associé à un changement d'alimentation. Tout un travail qu'il faudra reprendre en douceur à la fin des vacances du cheval pour le remettre en forme.


Les vacances, c'est faire ce qu'on aime


Plutôt que d'imposer des changements parfois stressants au cheval sous prétexte de vacances, qui en sont souvent plus pour nous que pour lui, il serait intéressant de s'interroger sur ce que peuvent être des vacances pour lui. Et là, je crois que le plus important dans notre définition des vacances, c'est de faire ce que l'on aime.

Les vacances, c'est la liberté! Et ça, votre cheval le comprend très bien. Vous pourriez par exemple lui offrir des moments de liberté, au paddock ou au pré, si possible avec des copains pour s'amuser. Passer la nuit au pré et rentrer dans la fraicheur des écuries le matin pour se reposer dans un endroit rassurant. En voilà des vacances sympa et pas stressantes.
 

Mais aussi penser à lui proposer de petites choses nouvelles pour améliorer son quotidien. De petits changements plus enrichissants que stressants. Des exercices qu'il ne connait pas pour changer de la routine et éveiller sa curiosité par exemple. Travailler à pied tous les deux plutôt que de répéter vos exercices de dressage habituels. Et pourquoi pas vous offrir de petites balades dans des chemins inconnus?

Vous pouvez aussi choisir d'ajouter des nouveautés dans son environnement. Des jouets, un ballon, une bouteille par exemple. Vous pourriez aussi lui construire un grattoir avec quelques brosses accrochées au mur de son box, il devrait adorer s'y frotter!

Ainsi, les vacances, c'est un bon moment pour offrir à votre cheval des moments de détente et des nouveautés qui pourront se prolonger toute l'année.


Pour résumer, pour offrir de belles vacances à votre cheval, songez d'abord à ce qui sera source de détente pour lui. À vous ensuite de composer avec vos propres vacances et disponibilités pour faire en sorte que ces vacances soient reposantes pour vous deux! 

Et vous, comment concevez-vous les vacances de votre cheval? 



Quelques sources:

http://www.leperon.fr/Cheval-de-A-a-Z/Sante/Les-consequences-des-changements-d-environnement
http://www.cheval-savoir.com/318-reprise-du-travail-cheval
http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/maladies/maladies-non-infectieuses/origines-des-coliques.html
http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/comportement-ethologie/cheval-et-vie-domestique/le-bien-etre-du-cheval.html  

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