5 étapes pour débloquer une situation en équitation


Quel cavalier n'a jamais connu ces moments où il a l'impression de ne plus avancer? Que rien ne va, et qu'il n'y a aucune solution? Des moments de découragement, où on a un peu envie de tout laisser tomber et lors desquels on se sent nulle et incapable? 

Rassurez-vous, vous n'êtes pas seuls! Je suis en plein dedans avec mes chevaux, alors je vous propose 5 étapes à suivre pour débloquer un souci équestre.

Mon souci semble tout simple, mais il m'apparait comme une montagne. Je viens enfin de ramener mon poulain près de moi, et j'ai l'impression de ne pas savoir quoi faire avec lui, puisqu'à peu près tout est à faire et qu'il ne sait pas grand chose. 
Comment ça, tu veux me faire travailler?

Mais alors concrètement, on fait quoi?


Étape 1 : Identifier le problème

Se dire que ça va pas, qu'on stagne, qu'on n'a l'impression de ne pas avancer en ce moment avec son cheval, c'est bien beau, mais ça ne nous avance pas à grand chose. Il y a cette petite phrase que j'ai lue récemment (et dont je ne connais pas l'auteur), que je voudrais vous partager aujourd'hui:
"Pour combattre le mal, il faut savoir l'identifier"
Et oui, il faut commencer par comprendre le problème! Non, ce n'est pas parce que vous êtes nuls que vous n'avancez pas. C'est parce que vous avez un problème, et que vous ne savez pas encore comment le résoudre. Et pour le résoudre, il faut l'identifier. Cette étape n'est pas forcément la plus facile, mais elle est essentielle. Elle vous permettra de sortir de votre impression de stagner et d'être nul pour trouver sur quel point concret il faut travailler.

Pour cela, souvenez-vous que le cheval ne fait jamais quelque chose juste pour vous faire chier. Soit il ne peut pas, n'étant pas physiquement ou mentalement prêt, soit il ne comprend pas ce que vous lui demandez (ou l'intérêt pour lui de faire l'exercice), soit il a peur (d'un objet, d'une personne, du souvenir d'un événement traumatisant ou d'une douleur). Il y a toujours une raison à un comportement, et il est très important de la trouver.

Quelques exemples?
  • Mon cheval refuse systématiquement les oxers? Il a peut-être mal quand il saute, ou peur parce qu'il a panaché l'autre jour en concours. (C'était le cas de Jasmine en club avant que je la récupère. Avec le recul aujourd'hui, je pense que c'était son début d'arthrose qui devait la gêner et donc l'effort était devenu trop compliqué pour elle. J'ai pas réessayé les oxers depuis car ça ne correspond pas à nos objectifs. Par contre elle est toujours fan des verticaux.)
  • Je n'arrive pas à prendre la galop à juste en cours avec Pompom? Est-ce que je lui demande mal? Ou est-ce que c'est un cheval compliqué qui n'est pas adapté à mon niveau?
  • Mon cheval boite systématiquement quand je le monte? Est-ce qu'il a mal quelque part? Est-ce que son matériel est adapté? Ou est-ce que c'est un petit malin qui a remarqué que quand il boite j'arrête de le faire travailler et qu'il rentre plus vite mettre le nez dans le foin?
  • Je ne sais pas quoi faire avec mon poulain qui ne sait rien. Pour First et moi, je l'explique parce que je me laisse déborder par la multitude de possibilités et mon inexpérience avec les jeunes chevaux.
Une fois le problème identifié, on ne s'appesantit pas dessus, on passe directement à l'étape suivante.


Étape 2 : Se fixer un objectif réaliste et ambitieux


Maintenant que le problème est trouvé, il faut se fixer un objectif pour lui apporter une solution. 

Cet objectif doit être d'une part réaliste, c'est-à-dire qu'il doit prendre en compte vos capacités et celle du cheval considéré. Je n'irai pas en CSO amateur avec mon Gypsy Cob de 3 ans l'année prochaine par exemple.

Mais il est important que cet objectif soit aussi ambitieux. Il doit représenter un défi que vous avez envie de relever, il doit vous booster à sortir de votre phase de découragement, il doit vous aider à avancer.

C'est aussi un objectif qui doit vous parler à vous, pas être celui fixé par d'autres. Vous avez peur de sortir en concours de CSO? Faire un concours de CSO, comme vous le recommandent toutes vos copines, pourrait être un objectif, mais si vous n'aimez pas l'obstacle il n'a aucun intérêt. Mais pourquoi pas vous donner l'objectif de faire un concours de dressage?

Il faut aussi dimensionner cet objectif en fonction du problème: à problème simple, objectif simple et rapide, à problème complexe, objectif  élaboré.


  • Mon cheval refuse les oxers parce qu'il a mal => Je fais venir un ostéopathe.
  • Je n'arrive pas à partir au galop à juste avec Pompom parce que je lui demande mal => J'apprends à demander correctement le galop à juste.
  •  Je suis perdue pour travailler avec First => Je me lance le défi de l'emmener sur un concours modèles et allures GypsyCob ou Irish Cob en 2018. (J'ai bien dit à problème complexe, objectif complexe, réaliste et ambitieux!)
Ça y est, mon objectif est fixé, je fais quoi maintenant?


Etape 3 : Décomposer en petits objectifs simples

Un objectif ainsi fixé peut parfois nous paraitre démesuré. Alors on décompose en objectifs, vois en sous-objectifs, simples et rapides à obtenir. Cela permet d'une part de se rendre compte qu'il y a certaines choses qu'on sait déjà, et ensuite d'être moins effrayé face à l'énormité du travail à faire.

Cette étape n'est pas forcément nécessaire avec un objectif simple, mais je vous invite à y réfléchir quand même. Même faire venir un ostéopathe, qui parait très simple, se découpe en petit objectifs : identifier le pro qui me convient, l'appeler, trouver une date de RDV qui convient, et enfin assister au RDV par exemple. 


  • Je veux apprendre à demander correctement le galop à juste? Je demande à mon moniteur de me réexpliquer les aides, puis j'apprends avec un poney facile, puis je demande correctement avec Pompom et j'atteins mon objectif!

  • J'emmène First en Modèle et Allures en 2018?
    • J'identifie les concours prévus pas trop loin de chez moi (pas fait)
    • Je me renseigne sur les modalités pratiques de ces concours (à revoir)
    • Je désensibilise mon poulain:
      • aux trucs qui font peur (acquis)
      • aux chevaux au loin (en cours)
      • aux chevaux (et juments !!) proches (à commencer)
    • Je lui apprends à marcher en main
      • au pas (acquis)
      • au trot (pas fait)
      • à s'arrêter en même temps que moi (en cours)
      • à conserver l'immobilité (en cours)
      • en restant concentré sur moi (en cours)
    •  Je lui apprends à travailler en filet (il me semble que c'est obligatoire pour les entiers)
      • Je lui fait découvrir le mors (à faire)
      • Je reprend la marche en main en filet (à faire)
Je réalise alors que oui, je suis capable d'atteindre mon objectif, et qu'en plus j'ai déjà commencé!

Étape 4 : Identifier les compétences et connaissances nécessaires

Vous savez maintenant ce que vous voulez faire. Il vous reste à vérifier si vous et votre cheval avez les connaissances et les compétences pour réaliser chacun de ces objectifs.

Il s'agit de se demander "Que dois-je faire pour atteindre chacun de ces objectifs?", "Est-ce que je sais le faire?" et si besoin "Où et comment vais-je apprendre à le faire?".

Si vous savez déjà le faire, c'est top. Sinon, vous pouvez identifier ce qu'il vous manque (en appliquant à nouveau ces 5 étapes par exemple). Demandez-vous comment alors acquérir les connaissances qu'il vous manque: par vos amis, par les réseaux sociaux, par les blogs, par des cours avec un enseignant, à pied ou monté, par des cours en ligne, par des lectures, par des stages? Évidemment chacune de ces solutions à ses avantages et ses inconvénients, il est souvent très intéressant de les recouper.

Pour moi, ça sera cours de travail à pied (quand j'aurai trouvé un prof, tous les bons plans sur des personnes se déplaçant dans la Marne sont les bienvenus), cours en ligne (bientôt) et lectures (j'ai réouvert "Eduquer le poulain du sol à la selle " de Véronique de Saint-Vaulry et je commence déjà à appliquer petit à petit ses conseils).

Étape 5 : Agir!


Vous avez désormais toutes les cartes en main. Plus d'excuses, il est maintenant temps d'agir. Choisissez l'un de vos objectifs simples, et attelez-vous à sa réalisation. Puis passez au suivant, et vous verrez bientôt que vous avez recommencé à progresser. Bravo!


Parfois, il est possible que la réalisation de l'objectif ne résolve pas, ou pas entièrement, le problème. Ne vous découragez pas! Je vous invite alors à recommencer cette réflexion en 5 étapes, en n'oubliant pas de partir de la nouvelle situation et non pas du problème initial. 

Et bien sûr, vous pouvez aussi appliquer ces 5 étapes en dehors de l'équitation, pour toute situation où vous vous sentez bloqués.

Tout simplement:
  1. Identifier le problème
  2. Se fixer un objectif réaliste et ambitieux
  3. Décomposer en petits objectifs simples
  4. Identifier les connaissances et compétences nécessaires
  5. Agir!

Alors dites moi, quel problème vivez-vous aujourd'hui qui vous donne l'impression de ne plus progresser en équitation? Quel objectif allez-vous vous fixer pour le résoudre?


~~~

Cet article a été écrit dans le cadre de la Cavalcade des blogs, organisée ce mois-ci par Nathalie du blog Les Supers Cavaliers, sur le thème "Quand on a l'impression de ne plus progresser..."




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Le vieux cheval, un athlète heureux?

Nos vieux chevaux peuvent-ils être des athlètes heureux? Un cheval vieillissant peut-il rester un sportif bien dans ses sabots? Pour la nouvelle édition de la Cavalcade des blogs, Pauline nous invite à partager notre définition de l'athlète heureux. J'ai voulu m'interroger pour savoir si cette expression peut s'appliquer à tous les chevaux, et en particulier à ceux que l'on dit "vieux".

Évidemment, la définition du vieux cheval reste flou et pourrait faire l'objet d'une réflexion à part entière. Mais parlons ici de ces chevaux qui développent tout doucement ces pathologies liées à l'âge (arthrose, Cushing, fonte musculaire et autres joyeusetés...).

Alors un vieux cheval athlète, c'est quoi? Et est-ce vraiment possible? Ou nécessaire? Un athlète, c'est par essence quelqu'un qui pratique une activité physique. On peut aussi le comprendre comme quelqu'un qui entretient sa forme physique. Un peu contradictoire à première vue avec la santé qui diminue avec l'âge de nos chevaux. Et pourtant, si les vieux chevaux ne sont plus de très grands sportifs, il reste pour moi essentiel d'entretenir leur forme physique, pour leur permettre de conserver leur bien-être physique. Garder des muscles qui permettent d'atténuer les effets du vieillissement, de continuer à bouger et à s'activer. Garder la forme pour continuer à mettre la pâtée aux petits jeunes qui tentent de contester l'autorité des anciens du pré. Garder une mécanique bien huilée pour continuer à partager des moments de complicité avec son cavalier, à pieds ou monté.

"Vieille" et sportive (du dimanche...)

Et un (vieux) cheval heureux, c'est quoi? C'est un cheval qui ressent un bien-être mental. Ce qui pour moi passe avant tout par un respect, au mieux de ce qu'il nous est possible de leur offrir, de leurs besoins fondamentaux: des copains, du mouvement, et de la nourriture à volonté. Une vraie vie de cheval en fait, avec les adaptations nécessaires à ses âge et caractère. C'est un cheval à qui on laisse la liberté d'être lui-même.

Comment alors concilier ces deux idées? Le vieux cheval, un athlète heureux? Oui, si il a à la fois un bien-être mental et physique

Je crois même qu'il est essentiel de combiner aussi longtemps que possible ces deux éléments. Avoir au quotidien des conditions de vie dignes d'un cheval, et travailler régulièrement, le cavalier à ses côtés ou sur son dos, pour entretenir sa musculature et sa souplesse et donc limiter ses douleurs.

Mais aussi parce que bonheur du cheval et travail physique vont pour moi ensemble. Il ne sont pas dissociables. Un cheval à qui l'on offre une vie au pré avec copains n'y est pas forcément heureux. Surtout quand le changement est soudain et inattendu. Qui n'a pas connu ce vieux cheval de club qui est revenu de sa retraite parce qu'il déprimait au pré? Quid de ces grands chevaux de compétition qui meurent quelques mois après leur retraite bien méritée?

Avoir des activités avec son cheval, c'est non seulement travailler sur son corps, mais aussi prendre soin de son mental. C'est lui proposer des exercices pour le faire réfléchir et stimuler sa vivacité d'esprit, c'est lui proposer des nouveautés pour le changer de son train-train quotidien. C'est aussi continuer à le monter pour faire briller son expérience, et l'emmener en balade démontrer son envie de faire la course au grand galop avec ses potes.

Alors oui, il est possible de faire en sorte qu'un cheval qui vieillit reste un sportif heureux. Oui, nous avons le droit de monter encore nos vieux chevaux et de leur proposer de nouvelles expériences, tout cela dans le respect de leur intégrité.

C'est probablement pour cela que j'ai vraiment du mal avec cette idée qui considère que le vieux cheval ne doit plus être qu'une tondeuse à gazon, un retraité qu'il faudrait "laisser tranquille". Un début de pathologie de vieillesse et hop, on l'oublie dans un pré, parce qu'il y serait soi-disant heureux.

J'ai choisi de dire non à cette idée. Pour moi, un vieux cheval est avant tout un cheval. Un cheval avec une grande et belle histoire derrière lui, qui mérite notre attention et notre considération.

Ma jument a de l'arthrose. Elle boite régulièrement, particulièrement en carrière à une main. Pourtant je la monte encore (oui, j'ose!). Moins souvent, et principalement en balade. Et je peux vous assurer que dimanche dernier, elle n'était pas la dernière pour faire la course avec le petit jeune devant (bon, on n'a pas gagné quand même, mais il a quasi un tiers de son âge aussi le jeune!). Je m'interroge aussi beaucoup, et je suis loin de savoir quelles sont les meilleures solutions pour entretenir sa forme physique et atténuer ses douleurs d'arthrose. Mais quand elle me suit dans mes folies, je sais qu'elle n'est pas si mal dans sa tête. Et ça, ça n'a pas de prix.

Ma jument a peut-être 20 ans, mais je crois qu'elle est encore, au moins un peu, une athlète heureuse, parce qu'elle a une vie adaptée à ses besoins.


C'est ainsi que je vois le cheval athlète heureux, quel que soit son âge. Un animal qui a une vie équilibrée, dans le bien-être physique et mental.

Et selon vous, tous les chevaux peuvent-ils être des athlètes heureux?
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Leur laisser leur liberté...

Leur laisser leur liberté... de choisir leur emploi du temps. De manger quand ils ont faim, de dormir quand ils sont fatigués, de bouger quand ils en ont envie, de jouer comme des fous ou de se trainer comme des mamies.

Leur laisser leur liberté... de s'abriter quand le soleil brille et de brouter sous la pluie, et puis de faire l'inverse. De préférer l'abri en bois à l'abri bâché. De prendre la petite porte plutôt que la grande. De choisir leurs chemins préférés.

Leur laisser leur liberté... de préférer le foin à l'herbe, pour un temps ou tout le temps. De choisir une herbe plutôt qu'une autre, de préférer un brin à son voisin. De goûter toutes sortes d'aliments, et de les aimer, ou de les refuser.

Leur laisser leur liberté... de nous ignorer. De nous snober. Ou de nous réclamer encore un peu d'attention.


Leur laisser leur liberté... de venir nous coller


Leur laisser leur liberté... de choisir leur amis. Ceux qui montent la garde pour les laisser dormir, ceux avec qui partager le trou bien pratique du filet à foin, ceux pour gratouiller cette démangeaison mal placée.

Leur laisser leur liberté... de choisir leurs inimitiés. De couiner ou de grincer des dents, de s'éloigner de l'autre grincheux, de dire "Lui, je l'aime pas".

Leur laisser leur liberté... de s'exprimer. De dire non, pas envie, pas maintenant, ça jamais. Et de dire oui, de nous suivre dans nos folies et nos envies. D'accepter de nous emmener au plus haut niveau en compétition, ou de galoper dans les allées. De choisir leur allures, de temps en temps.


Leur laisser leur liberté... de nous accompagner dans des endroits inattendus

Leur laisser leur liberté... de proposer. D'essayer, de tester, de chercher, d'explorer.

Leur laisser leur liberté... d'être entiers. Un peu brutes, un peu coquins, mais tellement riches et complexes.

Leur laisser leur liberté... d'être des individus à part entière. Avec leur caractère, leurs manies, leurs peurs et leurs folies. D'être eux-même, totalement.

Leur laisser leur liberté... un peu, de temps en temps, et de plus en plus souvent.

Leur laisser leur liberté... dans le respect. Poser un cadre, des limites, leur offrir des possibilités, et les laisser s'y épanouir.

Leur laisser leur liberté... tout simplement.

Leur laisser leur liberté. C'est l'idée qui guide profondément mes choix avec mes chevaux. Leur laisser la possibilité d'être eux-même, de s'exprimer, de vivre leur vie en faisant leurs propres choix. De ne pas dépendre de l'homme à chaque instant, mais les laisser se prendre en charge, tout en fixant un cadre clair à ne pas dépasser. Être pour eux une guide plutôt qu'une dictatrice, une compagne plutôt qu'un tyran, une gardienne plutôt qu'une propriétaire, une amie plutôt qu'une cheffe.

Une idée qu'il m'est parfois bien difficile de concilier avec les contraintes de nos vies humaines, qui se heurte en ce moment à de nombreux obstacles, mais qui continue pourtant à briller en moi.

Leur laisser leur liberté. C'est ce que je souhaite à chaque cheval, à chacun de nos compagnons de vie équins, car il n'en deviennent que plus riches, et nous avec eux.

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{Équitation} S'arrêter pour mieux recommencer

"Arrêter l'équitation? Moi jamais!!!" On a toutes dis cela un jour ou l'autre, moi la première. Et puis parce qu'il ne faut jamais dire jamais, j'ai arrêté de monter à cheval. Deux fois depuis que je suis cavalière. Et même pas par obligation en plus.

Aujourd'hui, pour le retour de la Cavalcade des blogs, sur une idée d'Audrey, je vous propose de vous parler des bienfaits de ces pauses dans mon équitation. Parce que oui, elles n'ont pas été que négatives!


Je suis une cavalière un peu tardive, je n'ai pas commencé sur les shets à 6 ans, mais vers 13 ans sur nos célèbres doubles poneys. Et je suis devenue accro tellement vite que 3 ans plus tard je passais mon galop 6 et que j'avais une demi-pension sur une ponette de club (une certaine Jasmine...). Et puis...

Ben j'ai eu 18 ans, l'âge des études, la prépa, la fatigue, les week-end d'un jour et demi, les révisions,... Même si j'avais la possibilité de venir monter Jas le dimanche matin, j'ai préféré garder ma grasse matinée et j'ai arrêté complètement l'équitation pendant ces deux années. 

Bon alors pour mes compétences équestres et mon moral, soyons honnêtes, c'était pas franchement un bénéfice... Mais on a dit qu'on parlait du positif! Si ces deux années d'arrêt m'ont apporté une chose, c'est celle que j'ai comprise en remettant mes fesses à cheval en arrivant à Lyon. Qui pourrait se résumer par un "Plus jamais ça!". 

En effet, arrêter l'équitation m'a permis de comprendre que j'aime profondément ce sport, et surtout les chevaux. De comprendre que la relation avec les chevaux fait partie intégrante de mon équilibre.

Bon, parce que je devais encore avoir des doutes, j'ai quand même tenté à nouveau une pause, et j'ai arrêté un an en arrivant à Paris (celles et ceux qui ont un jour essayé de monter à cheval à Paris avec un salaire de doctorant me comprendront). Résultat des courses, cette fois j'ai compris que j'étais prête à accepter pas mal de contraintes pour pouvoir monter à cheval, puisque que j'ai recommencé à monter dans mon ancien club près de chez mes parents à 2 heures de Paris, tous les 15 jours.

Mais cette fois j'étais convaincue, parce qu'une des premières choses que j'ai faites en arrivant en Suisse, ça a été de me trouver un club, et tant pis s'il faut tenter de comprendre le Suisse-allemand pour ça. J'ai même tellement bien compris ça que quand ma jument est entrée dans ma vie, il n'était rien d'autre d'envisageable que de la faire venir me rejoindre, même si je devais repartir un an après, même s'il fallait lui faire faire 600 km, même s'il fallait réussir à franchir les frontières de l'UE.

Il y a eu aussi d'autres bénéfices à ces pauses: elles m'ont permis de savoir ce que j'aimais vraiment, sans être influencée par les contraintes et les orientations du lieu où j'ai choisi de monter à cheval. J'ai découvert les voyages à cheval, bien loin du club et du classique CSO. J'ai confirmé que j'aime profondément les poneys, ces petits chevaux au caractère de cochon et à la franchise rassurante. Grâce à ces pauses, je sais un peu plus qui je suis et ce que je veux en équitation.

Récemment j'ai testé un autre genre de pause équestre: une pause "bloguesque". Plus de quatre mois sans écrire. Un temps bien utile pour me ressourcer. Prendre mes distances, ne pas me forcer, pour pouvoir revenir sereine, quand l'envie d'écrire est revenue d'elle même. J'ai eu des moments de doute, et même hésité à renouveler le nom de domaine. Et puis du jour au lendemain, mon clavier a recommencer à me démanger, et je suis heureuse d'être à nouveau ici, avec un plaisir de partager retrouvé.

C'est donc pour moi un grand bienfait des pauses, en équitation notamment, mais cela peut s'appliquer à tout. Elles permettent de prendre du recul, de comprendre ce qui est important pour nous et ce qui ne l'est pas.

S’arrêter, c'est pouvoir recommencer. Autrement peut-être, un peu plus proche de soi, un peu plus clair dans ses attentes. Et profondément heureuse de s'y remettre, avec une envie renouvelée.

N'ayez plus peur de faire des pauses, elles seront peut-être difficiles, mais la joie de retrouver cette passion qui nous est si chère est incomparable.



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Comment me mettre à cheval en préservant ma monture?

Savez-vous monter à cheval? Vous savez, cette étape cruciale du montoir où vous passez de piéton à cavalier?

Sinon, la FFE vous apprend à le faire. À toi et à des enfants de 10 ans.



Je dois vous avouer que ce tweet, et le lien associé, ne m'ont pas convaincue du tout. Même si ça part d'un bon sentiment, j'ai l'impression que tout est fait à l'envers. Et c'est pourtant très représentatif de ce qu'on apprend aujourd'hui dans nos clubs.

D'abord, reprenons la photo partagée par la FFE:


Source : compte Twitter @FFEquitation

Je voudrais souligner trois points que je remarque sur cette photo:

  • D'abord, la main droite est posée sur le pommeau. J'ai personnellement toujours utilisé ma main droite sur le troussequin (si je monte à gauche évidemment) pour pouvoir m'aider à me mettre à cheval. Sur le pommeau, je ne vois pas comment éviter de se retrouver avec un bras coincé sous le ventre à un moment donné. Vous faites comment vous?

  • Ensuite, l'absence de montoir. S'il n'est pas obligatoire, il est un effort très simple qui apporte un grand confort à long terme à nos chevaux. Les différentes vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux qui comparent avec et sans montoir montrent à quel point les muscles du dos sont sollicités et comme ce moment peut être douloureux pour le cheval. Alors pourquoi, chère FFE, avec l'influence que tu peux avoir sur les jeunes cavaliers, ne prends-tu pas le temps de montrer l'exemple? Un simple "Pense à utiliser à montoir, ça permet à ton poney de ne pas avoir mal au dos" aurait suffi. (Cherchez pas, même dans le texte en lien c'est pas marqué, y'a seulement "si tu utilises un montoir".)

  • Enfin, et surtout, le cheval en photo montre des signes d'inconfort évidents. Lèvres retroussées, oreilles légèrement en arrière, queue qui fouaille. Le tout associé bien sûr à des rênes tenues très courtes pour empêcher toute fuite. Est-ce vraiment là le bon exemple que nous voulons donner à des jeunes?

Chère FFE, je suis franchement déçue. J'attends de toi que tu montres l'exemple, pas que tu continues à transmettre nos vieilles mauvaises habitudes sans réfléchir. Tu es si souvent le premier contact qu'ont nos jeunes cavaliers avec le monde équestre, que c'est à toi de leur apprendre à respecter les chevaux et leur intégrité, dès le début et même dans les plus petits détails. 


Et sinon, on fait comment pour se mettre correctement à cheval?

  • Le montoir, déjà, est à utiliser autant que possible. Vous pourrez ainsi vous amusez à apprendre à votre cheval à venir se garer devant vous pour monter plus facilement. Et préserver son dos et donc son potentiel sportif (et votre portefeuille en évitant les séances d'ostéo! #Astuce).

  • Autre point important: l'immobilité sans contraintes. L'immobilité ne doit pas être imposée au cheval, elle doit lui être apprise. S'il fuit, il faut s'interroger si c'est juste parce que c'est la solution la plus simple pour lui, une habitude, ou s'il tente d'échapper ainsi à une douleur.

  • Et donc on monte en douceur, avec un cheval arrêté calmement, rênes longues. Et on prend le temps de lui apprendre que rester immobile au montoir, c'est la meilleure solution pour tous les deux.

  • Si possible, mettre le pied dans le deuxième étrier avant de s'assoir en douceur bien à sa place sur la selle (sisi, on vous a vus, les feignants qui se posent comme des gros patapoufs #JeLaiFaitAussi)


Bref, pour préserver le moral et le physique du cheval, on pratique un montoir qui minimise les contraintes qui lui sont imposées, et on apprend aux futurs petits cavaliers à monter efficacement.


Et vous, quelles sont vos astuces pour un montoir serein et efficace?


Et si vous voulez un peu de lecture argumentée sur le sujet, voici un article de Véronique de Saint Vaulry : http://saint-vaulry.pagesperso-orange.fr/pages/articles21.htm  Oui FFE, tu peux le lire aussi, c'est très intéressant ;-)



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Et un jour, un poulain a croisé ma vie...

7 avril 2015. Je reçois un SMS attendu depuis quelques jours: le poulain de mon amie est enfin né. Joie!

Oui mais: il est incapable de téter. Cette journée a été longue, très longue. L'inquiétude, l'épreuve, l'espoir, l'attente, je vous les avais déjà racontés. Le soir, je peux enfin le rencontrer. Il était haut comme trois pommes, ce petit bonhomme dégingandé.

First, 1 mois

Il est dit souvent que le cœur a ses raisons que la raison ignore. Mon cœur lui fut dérobé un soir d’avril, par une nouvelle vie aux débuts difficiles. Il n’est depuis que déraison quand on en vient à parler de ce drôle de bébé. Quand mon cœur était plein d’interrogations, une petite Pie S’Tache lui a donné une détermination. Un petit être dans le besoin, dont il a fallu prendre soin.

C'était le début d'une sacrée aventure, qui nous aura appris, à nous ses nounous et à sa maman Cheveux Rouges, à ne surtout pas baisser les bras.

A ses deux mois, nous ouvrions le champagne, parce que ce drôle d'énergumène avait enfin appris à téter tout seul, avec sa technique bien à lui. A ses trois mois, il n'avait plus besoin de nous pour se rassasier.

Entre temps, j'ai découvert son exubérance, son insouciance, sa confiance. La joie de vivre d'un petit être heureux, ses tentatives de nous prendre pour des poneys (Aïe!), ses siestes au soleil. La main qu'il faut monter de plus en plus haut pour lui caresser les fesses ou le dos, et les gratouilles qu'il réclame comme maman. Son physique de rêve qui se révèle tout doucement, et les poils qui poussent et poussent, du haut de la tête au bout des pieds.

Octobre 2015 : Je pars vers la Suisse. Maman Cheveux Rouges lui apprend la vie et lui fait découvrir le monde, tout en douceur et en confiance. Je m'émerveille de le voir téter encore à chaque fois que je viens les saluer.

Il a grandi en sécurité, avec tant d’amour à ses côtés. Là où je le savais bien, toujours entouré, trop chouchouté, et dans la vie guidé avec sureté. Si seulement nos souhaits étaient exaucés, c’est ici qu’il serait resté. Mais parfois la vie nous renvoie nos espoirs avec des difficultés, et le prix à payer est bien élevé. 

Été 2016 : Parfois la vie nous joue de drôles de tours. Ma jument vient de revenir dans ma vie. Mais Bebé poulain et sa maman doivent quitter celle de Maman Cheveux Rouges. Elle choisit de les confier aux nounous.

Si ma raison doute, mon cœur sait. Il semblerait que l’arrivée dans ma vie de compagnons à quatre pieds se teinte déjà trop souvent de tristesse. Jamais je ne pourrais l’abandonner, lui l’improbable étincelle, mon amour inattendu.

Soudain, en quelques mois, il y avait deux chevaux dans ma vie. Comment dès lors leur offrir le meilleur avenir? Alors Bébé restera pour l'instant dans un coin de France, avec un copain poney, près de sa deuxième nounou qui veille, à quelques kilomètres de sa maman. Il faut dire qu'à seize mois, il était temps de le sevrer. A chacun de mes retours, je le vois grandir et je l'admire.

Un Bébé avec des grandes oreilles qui ne rentrent pas dans le cadre
J'ai rêvé qu’il reste bien longtemps aux côtés de celle qui l’a tellement rêvé, de celle qui ne cessera jamais de l’aimer. Je rêve d’être à la hauteur de celle qui lui a donné des valeurs, des règles et de la douceur. J’espère tant et plus pouvoir l’assumer, pouvoir lui donner autant qu’à ma vieille préférée, ces deux êtres à poils et à sabots qui ont un jour ravi la raison de mon cœur.

7 avril 2017 : notre Bébé vient d'avoir 2 ans. Il a bien grandi. Il devient ado. Sa gentillesse et son mental en or sont toujours là.
Et j'espère passer de nombreuses années à ses côtés. 

First de l'Espoir, Gypsy Cob, 23 mois

Si mes yeux se troublent, le cœur gros pour une maman aux cheveux rouges qui l’a toujours tant aimé, les larmes ne peuvent brouiller la vérité. Nous ne choisissons pas nos compagnons, ce sont eux qui nous choisissent.


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Habitudes de cavaliers et manies de chevaux - conclusion de la Cavalcade des Blogs

Il y a un mois, je vous proposais de nous faire découvrir vos habitudes et petites manies, les vôtres et celles de vos chevaux.

Vos participations nous prouvent qu'en effet, nous en avons beaucoup, et qu'elles sont souvent très drôles. Florilège de petites manies à découvrir:

   
 
  • Moi même, j'aurais voulu vous raconter comme ma jument et moi, on a des manies super trop top qui nous rendent exceptionnelles. Et puis ben en fait, y'a ça...
 
Merci à toutes pour vos participations!


Et toi, quelles sont tes habitudes et petites manies de cavalier?
 
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J'aurais voulu vous raconter mes manies...


J'aurais voulu vous raconter mes manies pour vous dire comme je suis une cavalière bien organisée. Oui, mais bon, je suis la fille capable de laisser un cure-pied trainer dehors et qui le retrouve trois semaines après, quand la neige a fondu, en se disant : "Oh tiens, c'est là que je l'avais laissé"... Donc je suis plutôt la fille qui a la manie d'avoir la flemme de ranger ses affaires. Oups

J'aurais voulu vous raconter comme mes habitudes avec ma jument sont tellement bien rodées que tout coule de source, tout en douceur. Oui, mais elle a principalement la manie de ne pas vouloir me suivre quand je vais la chercher au pré, donc on joue à "je fais 10 mètres et je m'arrête 2 min, et on recommence". À chaque fois. Re-oups.
 
Veut pas y aller, elle est meilleure l'herbe ici! #PoneyBugué

J'aurais voulu vous dire que j'ai l'habitude très sérieuse de limiter le nombre de friandises que je lui donne, parce que c'est pas bien après elle réclame. Oui, mais quand elle réclame, je craque totalement sur sa bouille quoi. Re-re-oups.

J'aurais voulu vous dire que j'ai une jument parfaitement normale qui n'a aucune manie bizarre que je pourrais vous raconter. Oui, mais ma jument a un bout du nez qui bouge. La lèvre supérieure un peu pincée, et qui va de gauche à droite à gauche... Souvent, très souvent, sans raison, et je trouve ça charmant-craquant. Pas oups.


J'aurais voulu vous raconter toutes mes petites manies ridicules et inutiles. Oui, mais j'en trouve pas tant que ça. Même quand je lui offre des friandises en la relâchant au pré, j'en profite pour la faire s'étirer, en venant chercher sa gourmandise au niveau des hanches . Et c'est tellement devenu une habitude qu'elle en vient d'elle-même à me montrer sa hanche avec l'air de quémander.

J'aurais voulu vous dire que j'ai une jument qui respecte complètement le temps que je passe à la pomponner, la chouchouter, la faire briller. Oui, mais quand je la remet au pré, elle se roule gaiement, systématiquement. Bon du coup, je la fais pas briller en fait.

Pardon, mais c'est trop bon
En fait, j'aurais voulu vous dire qu'on est un couple parfait, comme dans les magazines. Que je suis toujours bien habillée à la dernière mode, qu'elle est toujours parfaitement belle et propre, qu'on est au top niveau de progression dans notre discipline. Oui, mais en fait non. Parce qu'elle s'en fiche comment je m'habille, parce que j'ai la flemme d'enlever les traces de boue qu'elle va refaire après, parce que notre discipline principale c'est le baladage-broutage-grignotage. Et c'est tellement mieux ainsi. Ma jument et moi, on a plein de drôles d'habitudes et de petites manies pas très sérieuses, et c'est ça qui nous rend heureuses.



Ceci est ma participation à l'édition en cours de la Cavalcade des blogs, que j'organise sur le thème "Habitudes et petites manies". Et vous, quelles sont vos manies équestres?
 
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Habitudes et petites manies - Cavalcade des blogs n°37

Ne pas oublier les chaussettes à paillettes porte-bonheur pour chaque concours. Ranger le licol vert à droite et le licol bleu à gauche. Vérifier 37 fois qu'on a bien refermé la porte du pré. On a tous de drôles d'habitudes. Se rouler juste après le pansage au retour au pré pile dans la flaque de boue. Fouiller les poches à la recherche de friandises. Nos chevaux aussi.

Alors aujourd'hui je vous invite à nous les raconter.  Le thème de cette 37ème Cavalcade des blogs est donc: 

Habitudes et petites manies



Dites-nous tout! Parlez-nous de vos manies inavouables, de vos habitudes un peu ridicules, de vos drôles de tics, de vos réflexes faits sans réfléchir. Qu'ils vous agacent ou qu'ils vous fassent rire, racontez-nous les petits trucs que vos chevaux aiment à répéter, les lubies de vos animaux et vos marottes improbables.

Ces habitudes, qu'elles soient animales ou humaines, dites-nous pourquoi vous les aimez, pourquoi vous les détestez, d'où elles viennent et comment vous les encouragez ou les découragez. N'ayez pas peur du ridicule et partagez avec nous ces petites manies, pour que nous aussi on se sente un peu moins seuls quand on les reproduit.

Comment participer?


Pour partager avec nous vos drôles d'habitudes, c'est simple: vous pouvez désormais participer à la Cavalcade des blogs soit par un article, soit en vidéo. Il suffit de respecter les quelques règles qui suivent, et de m'avertir de votre publication.

- Si vous n'avez pas de blog, envoyez-moi votre article par mail (emilie[a]cavalierre.fr) ou en me contactant via ma page Contact, et je le publierai avec votre nom sur ce blog.

- Si vous avez un blog ou une chaîne, publiez votre article sur votre blog ou votre vidéo sur votre chaîne et envoyez-moi le lien par mail ou dans les commentaires de cet article.

Pour être validé, votre participation doit être:
  • De nature non commerciale
  • Originale et unique (ne doit pas avoir été publié ailleurs)
  • De qualité
  • Nouvelle (publié pendant l’événement, et pas avant)
  • Dans le sujet du thème annoncé
Si c'est un article :
  • Il doit contenir au minimum 400 mots et être rédigé en français, si possible sans faute. Les participations dessinées sont aussi les bienvenues.
  • Vous pouvez y inclure 2 liens vers votre blog ou site.
  • Vous devez y inclure un lien vers l’article de lancement (celui que vous être en train de lire), un lien vers la page de lancement de la Cavalcade sur Cheval-facile, et un lien vers le blog de l’organisatrice (c'est le mien).
Si c'est une vidéo:
  • Elle doit être en français
  • Vous devez inclure dans la présentation un lien vers l’article de lancement (celui que vous être en train de lire), un lien vers la page de lancement de la Cavalcade sur Cheval-facile, et un lien vers le blog de l’organisatrice (c'est le mien 😉).


À vous de jouer


La date limite de participation à cette édition de la Cavalcade des blogs est fixée au vendredi 31 mars 2017. Je vous proposerai alors un article récapitulatif des différentes participations. Vous trouverez l'article récapitulatif de la précédente édition sur le blog Eduquer son cheval, et vous pourrez y découvrir diverses réflexions sur le sens de l'équitation.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont répondu à mon sondage pour me demander un thème plutôt léger, et Jasmine pour l'inspiration sur le choix de ce thème.
 
Alors, prêt(e)s à nous raconter vos petites manies? C'est à vous de jouer!



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L'équitation doit-elle avoir un sens?

"Quel est le sens de l'équitation?" Voilà une question qui en fait naitre beaucoup d'autres dans ma tête. Peut-on trouver un sens à l'équitation? Ou y en a-t'il plusieurs? Ou peut-être aucun?


Et puis d'abord, pour donner un sens à l'équitation, il faudrait probablement commencer par tenter de la définir. Parce que oui, d'abord, c'est quoi l'équitation? Les blogueuses nous en avaient démontré la complexité par leurs réponses diverses lors d'une précédente édition de la Cavalcade des blogs. Cette réflexion m'avait pour ma part menée à conclure qu'il n'y a pas une équitation, mais des équitations, propres à chaque cavalier.

Alors la question que je devrais peut-être me poser, c'est "Quel est le sens de MON équitation?" 

Oui, mais là en fait, je sais pas. Mon équitation aujourd'hui, c'est celle que je pratique avec ma jument. Quand je pose mes fesses à cheval ou quand je tente de la faire bosser, ce qui n'est finalement pas si fréquent, cette question me revient souvent: à quoi ça sert, ce que je fais là? Pourquoi les épaules en dedans, pour quoi les départs au galop du pas, quand nous n'avons aucun objectif de compétition?

À cette équitation là, je ne peux donner qu'un seul sens: celui de la santé de ma jument. Travailler sa musculature, son équilibre, pour qu'elle puisse continuer à me porter et à m'accompagner en bonne santé le plus longtemps possible. Mais est-ce vraiment là le sens de mon équitation? Je ne pense pas. Car pourquoi travailler juste pour travailler, pourquoi vouloir qu'elle puisse continuer à me porter?

Quoi alors? Nos balades sur les chemins un peu trop goudronnés, est-ce là le sens de mon équitation? Le plaisir simple d'aller se promener? Un peu je crois. 

Le sens de mon équitation, serait-ce alors simplement de me rendre heureuse? Mais pourquoi? D'où ça vient? Pourtant elle est là mon équitation le plus souvent, dans les heures passées à panser ma jument, dans son doux ébrouement quand elle vient me saluer en quémandant, nos balades au pas en tête à tête, nos moments de folie quand je lui propose de galoper et qu'elle me dit oui. Mon équitation n'a pas objectifs, elle est, tout simplement.

Voilà: mon équitation ne sert à rien. Dans ce cas, a-t-elle un sens? Non, aucun. Mais en a t-elle vraiment besoin? Dois-je donner un sens à mon équitation pour l'apprécier? L'équitation doit-elle vraiment avoir un sens? 

Le seul sens que je voudrais donner à l'équitation, c'est celui de nous rendre heureux, tout en respectant nos compagnons à sabots. J'ai arrêté de trop chercher à lui donner un sens et je préfère l'apprécier pleinement.

L'équitation est la rencontre de deux mondes, humain et équin, et elle ne nécessite pas de sens pour faire sens. 

Mais qu'en pensez-vous, vous? Votre équitation a t-elle un sens? L'équitation doit-elle vraiment avoir un sens?

Ceci est ma participation à la 36ème édition de la Cavalcade des blogs organisée ce mois-ci par Alexandrine du blog Eduquer son cheval.  
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Confession d'une accro

Je dois vous avouer quelque chose. Quelque chose qui me poursuit depuis déjà trop longtemps. Voilà: je souffre d'une addiction.

Parfois, je ressens le besoin de me rendre au pays des licornes à paillettes, alors je vais prendre ma dose. Et là, d'un coup, le monde est plus rose, et tout va mieux. Mes soucis s'envolent, je décolle. Mon cœur palpite un peu plus vite, mon corps se relâche, mon esprit s'évade. J'oublie tout.



C'est une drogue pas tout à fait comme les autres. Une qui vous colle à la peau, qui vous cristallise, qui vous électrise. Une qui vous fait dépasser vos limites, qui fait de vous un être insolite. Une qui vous fait affronter des dangers insoupçonnés, et toujours et encore recommencer.
 
Elle me rend plus forte, plus solide. Elle me fait mordre la poussière, et me relever plus fière.

Elle m'affuble d’oripeaux pas très beaux, tout tâchés, un peu crados.

Elle est pleine de vie, de surprises, chaque fois un peu différente, un peu troublante. Elle a du mordant et du répondant, mais la douceur chevillée au cœur.

Elle a cette odeur, qui toujours l'accompagne. Un peu entêtante, un peu dérangeante, mais toujours fascinante. Pour beaucoup repoussante, pour moi enivrante. 

Son effet pourtant n'est pas permanent. Alors c'est une exposition à haute fréquence qui me fait entrer en transe.

Même en vacances, je ne peux y échapper. Même à l'étranger, j'arrive toujours à en trouver. Même dans les contrées suisses les plus rudes, même face à cette langue germanique si incompréhensible, j'ai su en dénicher.

J'ai bien essayé d'arrêter, j'ai testé deux fois deux années d'abstinence, mais rien n'y a fait, le manque m'a rattrapée. Et toujours j'y suis retombée, à chaque fois un peu plus accrochée...

Et pourtant, quelles conséquences! À mes amies, j'ai plus d'une fois déjà refusé des sorties, parce que c'est autre chose que j'ai choisi. 

Et tout cela à quel prix! Quelles sommes d'argent investies, dépensées, certains diraient gaspillées! Et pour quoi? Pour qui? Pour quelques instants de liberté volée, sauriez-vous l'imaginer?

Cette addiction remonte déjà au temps de mon adolescence, quand jeune crédule que j'étais, j'ai voulu essayer, juste pour savoir comment c'était. Quelle idée! Cela ne m'a plus jamais quitté.

J'y ai même depuis initié certains de mes proches et mes amies. Même ma cousine, qui pourtant, elle, a 10 ans à peine !


Et pourtant, c'est bien le plus inquiétant, je n'en ai pas honte. Cette addiction-là est parfaitement assumée, vécue au grand jour, même s'il est bien rare que je la présente ainsi.

Alors oui, cher amis, chers lecteurs, je le confesse. Je suis accro. Complètement, totalement, définitivement addict. Sans espoir ni même volonté de m'en libérer. Désormais, vous saurez:

Le poney, c'est ma drogue dure!


J'espère, chers lecteurs, que mes propos ne vous auront point trop choqués, mais quel bonheur d'être enfin libérée de ce secret.

J'ai aussi l'espoir que ce message pourra toucher d'autres CA* qui comme moi souffrent parfois en silence de cette addiction si particulière. (*Cavaliers Anonymes)

Si vous vous reconnaissez dans cette description, n'hésitez pas à partager, afin que tous ensemble nous puissions révéler fièrement l'existence de cette drogue pas comme les autres. J'aimerais aussi connaitre comment votre addiction vous affecte, alors dites-moi tout dans les commentaires!

Cette confession est parrainée par une cacahouète de l'espace. Vous pourrez trouver d'autres révélations de blogueuses anonymes dans la cadre d'un apéro cosmique géant auquel vous êtes évidemment invités à participer!
 
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Du bonheur et des voeux

1er janvier 2017: nos 6 mois, ses 20 ans


Premier janvier: le premier jour d'une nouvelle année, un jour considéré comme un renouveau, le jour où l'on fait table rase du passé pour se souhaiter le meilleur à venir. En cette année 2017, le 1er janvier prend pour moi un sens tout différent. Une nouvelle étape dans ma vie. Car en ce premier janvier, cela a fait tout juste 6 mois que ma jument m'a rejointe.


Déjà 6 mois, seulement 6 mois, un temps à la fois si court et si long. 6 mois pendant lesquels elle est devenue indispensable, où elle a trouvé, ou peut-être retrouvé, la place qui a toujours été la sienne dans mon cœur. J'ai déjà oublié comment c'était avant, la vie où il n'y a pas un poilu qui vous trotte toujours dans la tête, où on ne planifie pas ses soirées en fonction de la dernière fois où on a vu poney, où on peut décider de ne pas mettre le nez dehors sous prétexte qu'il fait un peu trop froid.

6 mois avec des hauts et des bas, un nouveau rythme à trouver, les soucis vétos et les balades magiques. Si ce n'était pas 6 mois de pur bonheur, car celui-ci est bien rare en continu, c'était 6 mois chargés de petits bonheurs, de grandes joies, d'instants volés et de douceur de vivre. Malgré les doutes parfois, la peur de ne pas être à la hauteur, il y a au cœur de tout cela une évidence: jamais je ne regretterai ce choix.

2016 fut pour moi une année pleine de joies: le petit Pie S'Tache qui grandit si bien, ces nouvelles amitiés précieuses, ma nouvelle ville que j'aime tant, cette bonne nouvelle pour une amie chère, quelques excursions cavalières en randonnée,... 2016 restera toujours cette année où je suis devenue propriétaire pour la première fois.

En ce premier janvier, pour nos 6 mois, Jasmine a officiellement eu 20 ans. Deux décennies de vie, tant de cavaliers croisés, et tout juste 6 mois rien qu'elle et moi. C'était hier que nous étions ados à courir les podiums et les réussites, c'est aujourd'hui que nous sommes des adultes apaisées heureuses de nos promenades partagées, c'est demain que nous continuerons à savourer chaque instant de complicité.

Que ces joies de 2016 se renouvellent en 2017


Je vous souhaite à chacune et chacun de vous, cavalières et cavaliers passionnés, de connaitre un jour cette joie si particulière de faire entrer un équidé dans votre vie. Que ce soit pour 6 mois ou pour 20 ans, chaque moment à ses côtés sera précieux, enrichissant et étonnant. Je vous souhaite pour cette nouvelle année de construire des souvenirs d'instant volés, de croquer à pleines dents l'instant présent, de rêver des rêves sabotés. 

Je vous souhaite à votre tour de connaitre ces joies improbables que m'a offert 2016. 


Je vous souhaite de sentir trop souvent le foin et le crottin, d'avoir des bouts de nez mal cadrés sur vos photos préférées et de retrouver parfois ces morceaux de friandises et de carottes oubliées qui vous arrachent un sourire à l'heure de la lessive.

Je vous souhaite de compter les balzanes dans la nuit hivernale pour reconnaitre votre bête, de vous lever bien trop tôt les dimanches matin de printemps et de mettre le nez dehors avec envie même par -3°C ou des trombes d'eaux.

Je vous souhaite d'avaler un peu trop de poils et de poussière, de ne pas pouvoir vous offrir cette si jolie petite robe parce que vous avez déjà craqué pour un licol rose bonbon et les bandes assorties et d'avoir le bout des doigts noir d'avoir gratouillé trop longtemps votre poney.

Je vous souhaite de vivre pleinement votre passion cavalière, tout simplement.

  
"Ma meilleure nouvelle de 2016", c'était la présence de ma jument, et pour cette première Cavalcade des blogs de 2017, organisée par Brigitte de Caval'Idées, je vous partage ces bonheurs et le souhait que vous et moi en connaissions encore tant de similaires et de différents en 2017.  

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